Coronavirus : de la crise sanitaire à la crise financière

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L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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La Réserve fédérale américaine a pris tout le monde de court en annonçant la baisse de ses taux d’intérêt d’un demi-point ce mardi face à l'épidémie de Coronavirus. Cette annonce a eu pour effet d’inquiéter encore plus les investisseurs qui se disent que les autorités craignent le pire. Le signal envoyé ce mardi se voulait rassurant, il a produit l’effet inverse.

La bataille contre le Coronavirus est aussi l’affaire des financiers, la Banque centrale américaine a sorti l’artillerie lourde ce mardi.

En baissant ses taux d’intérêt d’un demi-point. Hélas, ça fait un peu paniquer. Ça rappelle la crise des subprime en 2008. La Réserve fédérale américaine a pris tout le monde de court. Personne ne s’attendait à une telle baisse des taux d’intérêt. Le président de la Réserve fédérale l‘a justifiée par le souci de "fournir un soutien significatif à l’économie". Manque de chance, ça a eu pour effet d’inquiéter encore plus les investisseurs qui se disent que les autorités craignent le pire. Le but était d’éviter que la crise sanitaire ne se transforme en crise financière majeure. Le signal envoyé ce mardi se voulait rassurant, il a produit l’effet inverse.

Cette décision de baisser le coût du crédit, c’est pourtant ce que réclamait Donald Trump.

La pression sur la banque centrale américaine était maximale. D’ailleurs, juste après cette décision, Trump en a rajouté dans un tweet réclamant une baisse des taux d’intérêt supplémentaire. On sait bien que l’on est en pleine campagne électorale. La chute de Wall Street depuis quelques jours frappe des dizaines de millions d’Américains au portefeuille. D’où la nervosité de la Maison-Blanche. Ce qui est inquiétant aussi, c’est que face à une menace sanitaire mondiale ayant des conséquences économiques majeures, les grands pays ne sont pas vraiment d’accord entre eux sur les réponses à apporter, ni au G7 ni au sein de la zone euro. Certains veulent de la relance budgétaire, d’autres non. Le virus de la division est vivace.