Budget de la Sécu à l'Assemblée : "Le gouvernement sait qu'il doit faire des gestes sur l'hôpital"

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L'éclairage éco est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Le budget de la Sécurité sociale arrive en première lecture ce mardi à l'Assemblée avec un sujet brûlant : le sort de l'hôpital public sur fond de crise. Un casse-tête d'autant plus délicat que 84% des Français soutiennent le mouvement.

Le budget de la Sécurité sociale arrive aujourd’hui en première lecture à l’Assemblée nationale. Avec un gros sujet au centre de tous les débats : le sort de l’hôpital public.

Le sujet est brûlant pour plusieurs raisons. D’abord parce que le mouvement social qui a commencé au mois de mars dans les services d’urgence est en train de prendre de l’ampleur. Un mot d’ordre de grève a été lancé pour le 14 novembre. Ensuite parce que dès qu’il s’agit de l’hôpital, l’opinion est derrière. Un sondage Opinionway-Square Management que nous publions ce matin montre que 84% des Français soutiennent les urgentistes en grève, quel que soit leur bord politique.

La même proportion de Français estime que le système hospitalier public manque de soutien politique. Dans ces conditions, la pression sur la majorité à l’Assemblée est considérable : les députés En Marche ne peuvent pas y rester sourds.

Ils veulent un geste du gouvernement pour l’hôpital.

Oui, une députée de la majorité a présenté un amendement réclamant 1 milliard d’euros supplémentaires pour les hôpitaux publics. Sans aucune chance de l’obtenir. Mais le message de la majorité est clair et la ministre de la Santé Agnès Buzyn étudie plusieurs pistes. L’une d’elles concerne la revalorisation des métiers car les carrières à l’hôpital public n’attirent plus. De plus en plus de soignants partent dans le privé. Pour répondre à ce malaise, le gouvernement pourrait par exemple revaloriser la carrière des infirmières et infirmiers qui se spécialisent dans la coordination ou les pratiques avancées.

L’idée est d’éviter le saupoudrage et de cibler les revalorisations salariales sur les débuts de carrière ou sur ceux qui acquièrent une compétence particulière. Une chose est certaine : le gouvernement sait qu’il doit faire des gestes pour répondre à un mouvement social qui dure. Et qui, à l’exact opposé de celui des cheminots, bénéficie d’un très fort soutien dans l’opinion.