Publicité
Publicité

Alstom et Siemens ne devraient pas acquérir un monopole dans la fabrication de trains

L'édito éco

6 février 2019

Episode - 00 minutes - Économie

Description de l'épisode

Chaque matin, Nicolas Barré fait le point sur une question d'actualité économique. Mercredi, il explique les enjeux de la fusion entre le Français Alstom et l'Allemand Siemens.


Sauf énorme surprise, Bruxelles devrait mettre son veto à la fusion entre le fabricant de TGV Alstom et son homologue allemand Siemens mercredi. Et le gouvernement français s’en indigne déjà.

On connaît ce sport, taper sur la Commission européenne. C’est facile et ça rapporte des voix. Mais c’est très hypocrite. Pourquoi ? En gros, Bruxelles s’apprête à dire : Alstom et Siemens, qui sont les deux plus gros fabricants de trains en Europe, vont se retrouver en situation de quasi-monopole sur le marché européen. Or on ne veut pas de monopole car ça veut dire qu’ils vont vendre leurs trains plus cher à la SNCF et aux autres compagnies de chemin de fer. Donc les gouvernements et les sociétés concernées s'indignent : Bruxelles ne comprend rien, la concurrence est chinoise, il faut constituer un géant européen comme Airbus sinon on sera laminé.

Ce qui est peut-être vrai, mais Bruxelles ne fait qu’appliquer les règles que les gouvernements ont décidé : ce sont eux qui ont décidé de lutter contre les monopoles pour protéger les consommateurs. S’ils ne sont pas d’accord avec ces règles, qu’ils les changent plutôt que de taper sur Bruxelles qui ne fait que les appliquer. Voilà pourquoi cette indignation est hypocrite.

Bien sûr que les Chinois nous livrent une concurrence déloyale. Ils protègent leur marché, on ne peut pas participer à des appels d’offres, ils pillent la technologie européenne. Mais dans ce cas, soyons plus fermes : exigeons une vraie réciprocité. Et prenons des directives dans ce sens. Or ça, c’est aux gouvernements de le proposer et d’oser aller au bras de fer avec la Chine.

Sans cette fusion, Alstom ne serait pas forcément affaibli. Le fabricant de TGV français ne s’est jamais aussi bien porté : il a 40 milliards d’euros de carnet de commandes, soit cinq ans de chiffre d’affaires. Un record. Il a de quoi voir venir. En fusionnant avec Siemens, Alstom passait en réalité sous contrôle allemand. Or d’autres options sont possibles. Une alliance avec le canadien Bombardier par exemple.

Alstom a un actionnaire de référence, Bouygues, un groupe français solide. Si, dans quelques années, au lieu d’être passé sous contrôle allemand, Alstom s’est renforcé dans un marché européen mieux encadré par rapport à la concurrence chinoise, on se félicitera peut-être du veto de Bruxelles.

Animateurs associés
  • Agnès Verdier-Molinié

    Communes et intercos : le match !

    Ce mardi, sur Europe 1, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse au match entre les communes et les intercommunalités.

      Audio -     Vidéo -   13 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   13 janvier 2026 

  • Olivier Babeau

    La machine française à déqualifier

    Ce lundi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse au salaire réel des cadres qui a reculé de 5% quand le smic a augmenté de 25%.

      Audio -     Vidéo -   12 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   12 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Pénaliser le cumul emploi retraite : le mauvais calcul !

    Ce jeudi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse à la pénalisation du cumul emploi retraite.

      Audio -     Vidéo -   8 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   8 janvier 2026 

  • Olivier Babeau

    Les inégalités, un faux problème

    Ce mercredi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse au faux problème des inégalités.

      Audio -     Vidéo -   7 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   7 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Bons et mauvais points de la loi spéciale sur le budget

    Ce mardi, sur Europe 1, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse aux avantages et aux inconvénients de la loi spéciale sur le budget.

      Audio -     Vidéo -   6 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   6 janvier 2026 

  • Olivier Babeau

    Venezuela : la ruine économique du «socialisme du XXIe siècle»

    Ce lundi, sur Europe 1, Olivier Babeau s'intéresse à la situation économique du Venezuela.

      Audio -     Vidéo -   5 janvier 2026 

      Audio -     Vidéo -   5 janvier 2026 

  • Agnès Verdier-Molinié

    Bilan depuis 2017 : l’évolution de la dette

    Ce jeudi 01 janvier 2026, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse à l'évolution de la dette depuis 2017.

      Audio -   1 janvier 2026  - 02 min

      Audio -   1 janvier 2026  - 02 min

  • Bannière Europe 1

    Javier Milei : le succès s’est confirmé

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce mercredi, Olivier Babeau s'intéresse à Javier Milei.

      Audio -     Vidéo -   31 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   31 décembre 2025 

  • Bannière Europe 1

    Depuis 2017, la dépense publique ne baisse pas

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce mardi, Agnès Verdier-Molinié s'intéresse à la dépense publique.

      Audio -     Vidéo -   30 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   30 décembre 2025 

  • Olivier Babeau

    L’utile leçon du dernier prix Nobel

    Agnès Verdier-Molinié et Olivier Babeau

    Ce lundi, Olivier Babeau s'intéresse au dernier prix Nobel.

      Audio -     Vidéo -   29 décembre 2025 

      Audio -     Vidéo -   29 décembre 2025 

Publicité
En lien avec cette émission
Elisabeth Assayag.
Économie

La France bouge

Elisabeth Assayag

Entreprises, associations, collectivités locales... Elisabeth Assayag met chaque jour à l'honneur celles et ceux qui travaillent activement au renouveau de la société économique et entreprennent partout en France. Ils évoquent chacun au micro d'Europe 1 leur expérience et partagent leurs astuces et conseils avec celles et ceux qui viennent de se lancer.<br /> <br />