Coronavirus : les femmes moins gravement affectées que les hommes

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virginie salmen 4:00
© Europe 1
L'écho de la planète est une chronique de l'émission Le grand journal du soir - week-end
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Chaque semaine, Virginie Salmen se penche sur les informations liées à l'environnement dans sa chronique "L'écho de la planète".

Et voici "l'Echo de la planète" présenté par Virginie Salmen. Il est évidemment teinté de la crise sanitaire du coronavirus cette semaine. 

 

Ce nouveau coronavirus touche moins gravement les femmes que les hommes

C'est un constat assez net, en France comme dans le monde entier. Les données le confirment : parmi les cas graves de patients atteints du Covid-19 et admis en réanimation, près de 75% sont des hommes. Il y a aussi un effet, un peu moins prononcé, mais réel sur les décès : en France, 57% sont des hommes. En Italie et en Espagne les chiffres sont sidérants : il y a 2 fois plus de morts chez les hommes que chez les femmes.

Attention, les femmes peuvent être tout autant infectées que les hommes. Mais la maladie évolue plus favorablement pour elles.

Ce qui est troublant, c'est qu'il n'y a pas encore d'explication probante. Ni le mode de vie, ni la proportion de fumeurs ne l'expliquent. Mais les chercheurs avaient le même type de courbes hommes et femmes en 2003 lors de l'épidémie de Sras.

Autre facteur étonnant : les personnes de groupe sanguin O sont moins touchées que les autres. C'est ce qui ressort d'une étude chinoise de chercheurs de l'Université de Shenzen. Les personnes du groupe O auraient, selon eux, un risque 33% inférieur d'être touchées par le coronavirus. Celles du groupe A auraient un sur-risque de 20%. L'étude ne parle pas du groupe B. Peut-être n'y a-t-il pas assez de données.

Dans ce domaine, il y a un début d'explication. Les personnes du groupe O ont naturellement 2 types d'anticorps : les "anti A" et les "anti B". Tandis que celles du groupe A n'ont que des "anti B". Donc l'hypothèse c'est que les premiers se défendent mieux et peuvent probablement détruire le virus plus facilement.

 

Greta Thunberg était rentrée précipitamment en Suède il y a une quinzaine de jours car elle a développé les symptômes du coronavirus

Elle s'est en expliquée cette semaine au site américain Newscientist. Nous avons traduit cette interview donnée via Skype : "Depuis deux semaines je m'étais mise à l'isolement et j'ai eu le virus. Je revenais du centre de l'Europe alors je me suis isolée tout de suite au retour parce que (...) je ne voulais faire prendre aucun risque aux autres. J'ai commencé à avoir des symptômes au bout de quelques jours. Mais ce qui est important c'est que je ne me suis pas sentie malade. Je me sentais juste plus fatiguée que d'habitude et je toussais un peu. Ça aussi c'est très dangereux parce qu'on ne remarque pas qu'on a le virus. Si mon père ne l'avait pas eu en même temps que moi et de façon beaucoup plus virulente, je ne m'en serais peut-être jamais rendue compte."

Greta Thunberg continue néanmoins sa grève de l'école pour le climat avec sa pancarte et publie des photos d'elle chaque semaine sur les réseaux sociaux.

 

Décès d'une adolescente française, Julie, 16 ans cette semaine en Ile-de-France

C'est la première fois qu'un enfant succombe à ce virus en France. Pour les jeunes de cet âge-là, le risque est de quelques centièmes de pourcents, selon le virologue Bruno Lina.

"Cela reste exceptionnel mais ça peut se reproduire", nous disent les spécialistes.