La chute de l’Empire romain d’Occident (partie 1)

SAISON 2020 - 2021
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Quand l’Empire Etrusque s’affaiblit, les Romains fondent la République. A partir du IIIe siècle avant Jésus-Christ, Rome multiplie les conquêtes et domine la Méditerranée. C’est en -27 qu’Auguste prend la tête de l’Empire. Il sera le premier d’une longue lignée d’empereurs. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l’Histoire", Jean des Cars raconte le processus qui a conduit à la chute l’Empire romain d’Occident.  

En 14, Tibère succède à Auguste et devient le second empereur de Rome. S’en suit des siècles de despotisme, de conflits familiaux et de jeux de pouvoirs. Dans ce nouvel épisode du podcast Europe 1 Studio "Au cœur de l'histoire", Jean des Cars retrace la chute ​progressive de l’Empire ​romain ​d'Occident, amorcée par la fin de la période du Haut-Empire en 192… 

L’empereur Marc-Aurèle s’éteint en l’an 180 après Jésus-Christ. Ce souverain était issu d’une illustre famille d’origine espagnole. A l’âge de 12 ans, il adopte la philosophie stoïcienne. Elle lui apprend à soumettre son corps à son esprit, à utiliser la raison pour ne pas succomber aux passions, à considérer la vertu comme le bien suprême et le vice comme le seul mal. L’empereur Hadrien remarque Marc-Aurèle et le nomme préfet de Rome, alors qu’il est tout jeune. 

Le règne de Commode

A cette époque, l’Empire n’était pas héréditaire et l’Empereur désignait son successeur en l’adoptant. Hadrien demande à son successeur désigné, Antonin, de l’adopter. Marc Aurèle va épouser une fille de l’empereur Antonin, Faustine, qui sera une épouse détestable ! Il succède à Antonin le Pieux en 161. 

Bien qu’il considère la guerre comme le fléau de la nature humaine, il ne va pas cesser de la faire. De 161 à 167, il mène une campagne victorieuse contre les Parthes, peuple de Mésopotamie. Ensuite, il fait la guerre sur le Danube aux Barbares qui répandent la peste dans l’Empire. C’est au cours de cette campagne qu’il meurt de cette épidémie au camp de Vindobona, aujourd’hui Vienne. 

Cet empereur philosophe a écrit de nombreux livres, dont, vers la fin de sa vie, ses “Pensées” dans lesquelles il révèle sa modestie, sa bonté, sa douceur et son goût de la perfection. Depuis l’an 166, il avait associé au pouvoir son fils Commode pour renforcer l’autorité impériale et l’avenir de la dynastie. C’est à ce moment que les choses vont se gâter. Commode lui succède mais il va se révéler le pire Empereur que Rome ait jamais connu. 

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Comme il veut rentrer rapidement à Rome, Commode achète la paix aux Barbares. C’est une paix boiteuse qui anéantit les efforts de son père. On s’interroge sur le fait que Marc-Aurèle n’ait jamais songé à écarter de sa succession ce fils corrompu et indigne du pouvoir. Dès le début de son règne, ivre de puissance, Commode se livre à toutes ses passions. Se débarrassant des anciens conseillers de son père, il laisse le pouvoir à des favoris indignes, notamment Cléandre. 

Son régime de despotisme féroce, appuyé par l’armée et dirigé contre le Sénat, entraîne quelques complots qui se soldent par de nombreuses exécutions. Cet Empereur détesté est finalement assassiné par sa maîtresse Martia en l’an 192. Elle l’empoisonne mais comme il rejette le poison, elle le fait étrangler par un athlète. Il y en avait beaucoup autour de Commode qui adorait les gladiateurs et les Jeux du Cirque, y participant parfois lui-même !

Son règne fut une succession de crises économiques et financières en raison de sa prodigalité. Les fêtes et les jeux ont ruiné le Trésor. C’est un épisode sombre de l’Empire romain. Si sombre que certains y ont vu le commencement de sa chute. C’est peut-être aller un peu vite puisqu’il survivra encore à Commode pendant trois cents ans…

Deux grands films américains, prenant quelques libertés avec l’histoire, relatent ces événements : "La chute de l’Empire romain" d’Anthony Mann en 1963 et "Gladiator" de Ridley Scott, en 2000. Deux films spectaculaires qui reconstituent avec talent la Rome dépravée de Commode et les Jeux du Cirque, passion de l’Empereur.

Mais quand et comment l’Empire Romain s’est-il constitué ?

L’Empire avant les Empereurs

La légendaire fondation de Rome par Romulus et Rémus se situerait vers l’an 753 avant Jésus-Christ. On sait que les Romains peuplent leur ville en enlevant les femmes des Sabins, les Sabines, un peuple voisin. Puis, ils ont eu une époque royale, des rois tantôt Sabins, tantôt Romains. 

C’est à ce moment que se situe le fameux combat des Horaces et des Curiaces et la fondation d’Ostie, le port de Rome. Puis, viennent les rois Étrusques qui construisent une muraille autour de la ville. C’est une période légendaire mais il existe une certitude historique : quand l’Empire étrusque s’affaiblit, les Romains chassent le souverain et fondent la République. C’est important parce que tout au long de la République Romaine, on se méfiera des Rois, on ne veut plus de monarque tout puissant. C’est cette défiance qui, plus tard, coûtera la vie à Jules César.

Les premiers temps de la République sont marqués par des luttes entre les patriciens qui ont accès au Sénat et aux Comices, une sorte d’aristocratie qui regroupe les grandes familles, et d’autre part les plébéiens qui n’ont aucun droit de participer au gouvernement de la Cité.

Dans les premiers temps aussi, la République commence la  conquête de l’Italie péninsulaire. Quand Rome a fini de conquérir l’Italie, elle utilise les contingents des cités soumises comme troupes auxiliaires. A cette époque, la richesse est essentiellement agricole. Peu à peu, une religion s’installe, faite d’emprunts aux Etrusques et surtout aux Grecs. 

Une succession de guerres dont Rome sort victorieuse 

C’est à partir du IIIe siècle avant Jésus-Christ que Rome va être entraînée dans une série de guerres qui vont lui faire dominer le monde méditerranéen. Les premières sont les Guerres Puniques contre Carthage, qui avait des comptoirs jusqu’en Espagne. Or, les Romains voulaient conquérir la péninsule ibérique. Pour venir à bout de Carthage, ils construisent une flotte. Finalement vainqueurs, ils en profitent pour occuper la Sicile, la Sardaigne,  la Corse et pénétrer en Gaule cisalpine, le nord de l’Italie actuelle. 

La deuxième Guerre Punique se déroule en Espagne et en Italie avec l’épopée d’Hannibal. La victoire de Scipion sur le général Carthaginois permet à Rome d’investir la péninsule ibérique, riche en mines d’argent. Carthage est détruite en 146 avant Jésus-Christ. Son territoire devient la province d’Afrique. 

A la même époque, Rome s’installe dans le bassin oriental de la Méditerranée. En 148, avant Jésus-Christ, la Macédoine est transformée en province romaine et en 146 la Grèce est soumise. En l’an 133, le dernier roi de Pergame lègue son royaume à Rome, première province romaine d’Asie. A la même époque, pour réunir l’Espagne à l’Italie, Rome est amenée à occuper la Gaule du sud qui devient la province narbonnaise.

Le premier siècle avant JC est riche en nouvelles conquêtes. Des généraux ambitieux exploitent les conditions favorables créées par les dangereuses invasions barbares. Marius repousse les Germains près d’Aix-en-Provence en -102. Sulla entre en guerre contre Mithridate, le roi du Pont-Euxin (notre actuelle Mer Noire). Il reconquiert ainsi la Grèce et l’Asie Mineure. Pompée prend la suite, se débarrasse de Mithridate en -66, constitue la province de Syrie et occupe la Judée en -63. Désormais, les Romains sont solidement installés en Asie Mineure. Entre -58 et -52, Jules César donne la Gaule à l’Empire malgré le soulèvement final de Vercingétorix. C’est une bonne opération pour les Romains car la Gaule est riche : elle peut aussi fournir Rome en soldats.

La révolution économique de Rome 

Grâce à ses conquêtes, Rome bénéficie d’une véritable révolution économique. Le butin, les indemnités de guerre, les tributs payés par les provinces enrichissent l’Empire mais aussi les particuliers. Les membres de la classe sénatoriale accaparent les terres que l’Etat s’était réservées lors des conquêtes. Les chevaliers, catégorie dont les familles ne comptent encore aucun magistrat, qu’on appelle aussi les publicains, se livrent à des activités bancaires et commerciales. C’est cette classe privilégiée qui dispose de nombreux esclaves. Cela peut entraîner des révoltes comme celle de Spartacus en -73, jusqu’à -71. En revanche, beaucoup de petits paysans ruinés par les conquêtes vivent misérablement et émigrent vers les villes. 

Rome est riche, le goût du luxe s’est introduit dans les mœurs. Les religions orientales s’y diffusent comme par exemple le culte d’Isis. 

L’abondance des conquêtes pose des problèmes de gestion que la République ne sait pas résoudre. Les territoires soumis, devenus des provinces, sont plus exploités qu’administrés par leurs gouverneurs. Les diverses villes de la Péninsule voudraient l’égalité avec les Romains. Bref, les vieilles institutions avec lesquelles Rome est gouvernée ne sont plus à la mesure d’un vaste Empire. 

Le tournant du règne de César 

C’est César qui, après avoir franchi le Rubicon en -52, se rend maître de la totalité de l’Italie après une guerre civile de quatre ans contre Pompée qui s’est replié en Grèce. Il le bat  définitivement à Pharsale puis gagne l’Egypte où il protège le trône de Cléopâtre, devenue sa maîtresse. Il met fin à la guerre en battant les dernières troupes de Pompée en Espagne et devient le maître absolu de Rome. 

Soutenu par le peuple et l’armée, il place au Sénat ses amis mais se montre clément à l’égard de ses adversaires. Il ne veut pas gouverner par la violence. Il satisfait le prolétariat en distribuant des terres, mobilise les chômeurs pour de grands travaux publics comme l’aménagement du port d’Ostie ou l’assèchement des marais pontins. 

Mais derrière la façade républicaine de l’Etat, César cumule tous les pouvoirs : d’abord le Consulat en -46, la dictature pour dix ans et le titre d’imperator en -45, enfin la dictature perpétuelle en -44 : Rome semble évoluer vers une restauration monarchique, seule capable de gouverner un Empire. 

Une conjuration se forme alors contre César, dirigée par Brutus et Cassius. Le 15 mars -44, il est assassiné au Sénat. Cela ouvre à Rome une nouvelle période de guerre civile. Antoine, principal lieutenant de César et son fils adoptif Octave contre Brutus et Cassius. Ces derniers sont battus à Philippes. Les deux vainqueurs se partagent alors l’Empire : l’Occident à Octave, l’Orient à Antoine. Une nouvelle guerre civile, cette fois entre Octave et Antoine, éclate. Octave est vainqueur à la bataille d’Actium. Antoine et Cléopâtre se suicident, l’Egypte est intégrée à l’Empire Romain. Octave est le grand vainqueur de cette guerre civile. Toutefois, il se montrera prudent : il va maintenir la façade républicaine.

L’historien britannique Gibbon n’est pas tendre pour Octave : "Une tête froide, un cœur insensible, une âme timide, lui firent prendre, à l’âge de 19 ans, le masque de l’hypocrisie que jamais il ne quitta."

Deux ans après sa prise de pouvoir le 16 janvier -27, le Sénat décerne à Octave le titre d’Auguste, qui consacre sa mission divine. Il est déjà le "princeps senatus", c'est-à-dire le premier des sénateurs. Tout en conservant un Sénat, il va peu à peu constituer le nouveau régime impérial qui ne veut pas dire son nom. 

Octave constitue le nouveau régime impérial 

En effet, Auguste, puisque c’est désormais ainsi qu’on appelle Octave, est maître de la Justice, des Finances et de l’Armée. Il va surtout organiser l’Administration Impériale. Les provinces sont partagées en provinces sénatoriales dont les gouverneurs étaient d’anciens magistrats, nommés pour un an par le Sénat et le Provinces Impériales, gouvernées directement par l’Empereur qui ne dit pas... qu’il l’est. 

A l’extérieur, Auguste va développer un effort de pacification et d’affermissement des frontières. Sage et prudent, il ne se lance pas dans de nouvelles conquêtes. Son "règne", puisque de fait il est le premier Empereur de Rome, va s’appeler "le Siècle d’Auguste" et marquera l’apogée de la littérature classique latine, avec les poètes Horace, Virgile, Ovide, l’historien Tite-Live et l’éloquence de Cicéron. On sait que celui-ci, qui avait dressé Octave contre Marc-Antoine, fit les frais de la réconciliation provisoire des deux adversaires. 

Du vivant d’Auguste, on n’admirait que le génie de l’Empereur mais après sa mort en l’an 14 de l’ère chrétienne, il connaît l’apothéose. De toutes les parties de l’Empire, on célèbre le génie de celui qui a su imposer la "Pax Romana".

Les premiers Empereurs

Les successeurs d’Auguste ont été très mal traités par les historiens Tacite et Suétone qui appartenaient au parti aristocratique opposé au pouvoir impérial. C’est peut-être à cause d’eux qu’on a tendance à frissonner d’horreur lorsqu’on entend les noms de Tibère, Caligula, Claude et Néron. 

De Tibère, on retient surtout la villa de Capri où il se retire en l’an 27. Située sur les hauteurs de l'île, on disait qu’il faisait précipiter du haut d’un rocher ceux dont il avait décidé de se débarrasser. Personne ne pouvait résister à ce plongeon forcé : c’était la mort assurée.

Tibère était un beau-fils d’Octave. Il va lui succéder sans difficulté et décide de continuer sa politique. Il est extrêmement prudent : il cesse les expéditions contre les Germains et ramène la frontière au Rhin. Il maintient son contrôle sur l’Arménie. C’est un homme méfiant et misanthrope. En l’an 26, il quitte définitivement la capitale et se retire à Capri. Il abandonne une grande partie de ses prérogatives au Préfet du Prétoire Séjan. Est-il alors devenu le monstre de débauche et de cruauté qu’en font les historiens latins ? En fait, il va continuer à gouverner l’Empire avec fermeté.

C’est son petit-fils par adoption, Caligula, qui lui succède à sa mort en 37. A 25 ans, Caligula est séduisant et très populaire. Après le despotisme de Tibère, il pratique une politique libérale et comble de largesses le peuple et les soldats. Malheureusement, huit mois après son avènement, il tombe malade et sa raison chancèle. Les trois dernières années de son règne ne furent qu’extravagances et cruautés. Il veut être adoré comme un dieu, dépense sans compter, accable le peuple d’impôts et se livre aux plus tristes débauches. D’après Suétone, "il souhaitait que le peuple romain n’ait qu’une tête afin de la trancher d’un seul coup" ! Il est assassiné en 41 par des officiers de la Garde prétorienne. Le Sénat décide alors de le rayer de la liste des Empereurs.

C’est un de ses oncles qui lui succède, Claude, un homme de traditions qui refuse l’absolutisme, collabore avec le Sénat, restaure les anciens cultes, célèbre les Jeux séculaires. Bref, un règne apaisant après toutes ces folies… Ses généraux conquièrent la Grande-Bretagne de 43 à 47, la Judée en 44 et la Thrace en 46.

Claude a été marié quatre fois. Bafoué par sa troisième femme Messaline, il la fait exécuter en 48. Il épouse alors sa propre nièce, Agrippine, qui lui fait adopter son fils Néron ! Tacite note : "A partir de ce moment, la cité change". Claude meurt en 54, empoisonné par Agrippine.

Néron, qui a eu Sénèque pour précepteur, lui succède donc à l’âge de 17 ans. Les premières années de son règne sont bénéfiques pour l’Empire, un peu moins pour sa famille : ne supportant pas la tutelle de sa mère, il fait assassiner la sulfureuse et débauchée Agrippine à coups de poignard, par le centurion Anicetus en 55 et il répudie sa première femme pour épouser Poppée. 

Incapable de diriger l’Empire, il se lance alors dans une vie extravagante et débauchée avec pour complice Poppée et son favori Tigellin. En 64, Néron provoque l’incendie de Rome, accuse les chrétiens et lance une première mais brève persécution contre eux. Cela lui permettra de reconstruire la ville à son goût. Comme il n’y a plus d’argent, il confisque des fortunes. Il s’offre un immense palais "Domus Aurea" ("La Maison Dorée").

La fin de son règne est un régime de terreur et de spoliations : il fait exécuter les sénateurs qui lui résistent. La révolte gronde. En juin 66, le Sénat proclame l’Empereur "ennemi public" ! Il s’enfuit de Rome et se fait tuer par un esclave affranchi le 7 juin 68.

Les empereurs vont se succéder : Vespasien, son fils Titus qui écrase la révolte des Juifs et détruit Jérusalem en 70. Domitien sera le dernier de cette dynastie, assassiné lui aussi. Le principe de l’hérédité est remis en question. Désormais, la succession ne sera plus familiale et se fera par cooptation. 

La dynastie des Antonins 

La dynastie des Antonins comptera Trajan qui agrandit l’Empire au-delà du Danube avec la conquête de la Dacie (l’actuelle Roumanie). En Orient, il annexe la Mésopotamie et l’Arménie. Trajan est un Ibère qui laissera un excellent souvenir. 

Son successeur, Hadrien, également un Ibère, passionné d’hellénisme et de bonne administration, pratique une politique de paix et renforce la protection de l’Empire en édifiant, en Grande-Bretagne, le fameux "Mur d’Hadrien" qui, aujourd’hui, marque approximativement la frontière entre l’Angleterre et l’Ecosse. Il fixe aussi  les "limes", autrement dit les frontières de l’Empire en Europe Centrale. Après lui, ce seront Marc-Aurèle et son terrible fils Commode dont je vous ai raconté l’histoire. 

Mais quel est le processus qui, à partir de l’an 284, à la mort de Commode, va provoquer la chute de l’Empire Romain d’Occident, actée en 476 ?...

 

 

Ressources bibliographiques :

Edward Gibbon, Histoire du déclin et de la chute de l’Empire Romain (Traduit de l’anglais par M.F. Guizot, 1983, Robert Laffont)

Michel Mourre, Dictionnaire encyclopédique d’histoire (1978, Bordas)

 

 

"Au cœur de l’Histoire" est un podcast Europe 1 Studio

Auteur et présentation : Jean des Cars
Production : Timothée Magot
Réalisation : Jean-François Bussière 
Diffusion et édition : Clémence Olivier et Salomé Journo 
Graphisme : Karelle Villais

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