À deux jours du premier tour des élections municipales, le pourcentage de participation lors du scrutin demeure incertain. En 2020, l'élection s'était déroulée en plein Covid-19, avec moins de 50% de participation. Sans surprise, une hausse est anticipée a minima cette année.
Plus de 63% des Français devraient prendre la direction des bureaux de vote, ce dimanche 15 mars, selon un sondage Opinionway.
Une estimation que Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF appelle à nuancer : "Il y a toujours un peu de prudence à avoir. Une fois qu'on a dit ça, il est absolument certain qu'on va avoir un très net rebond de participation par rapport à 2020".
le RN ET la gauche favorisés ?
Mais à un an de l'élection présidentielle, à qui pourrait profiter ce retour des Français aux urnes ? Pas à un parti précis, selon Bruno Cautrès, pour qui les différences d'une commune à l'autre empêchent de distinguer une tendance claire.
"Ces élections ne sont pas porteuses pour le camp présidentiel. Est-ce que ça veut dire que le RN ou la gauche seront favorisés ? La gauche part divisée et les électeurs n'aiment pas la dispersion, donc il est très difficile de dire à qui ça va profiter d'un territoire à l'autre", explique-t-il.
Quant au Rassemblement national, il ne présente que 760 listes sur les 34.000 communes qui composent le territoire français, rendant impossible tout constat d'une vague bleue, même au lendemain du second tour.
Dernier élément qui pourrait démobiliser une partie de l'électorat : deux communes sur trois voteront pour une liste unique, réduisant tout suspense sur une grande partie du territoire.