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Municipales 2026 : triangulaire ou quadrangulaire, comment ça fonctionne ?

À l’approche du premier tour des éléctions municipales, le 15 mars prochain, le risque de dispersion des voix pourrait favoriser des seconds tours à trois ou quatre listes, ce que l'on appelle des triangulaires et des quadrangulaires. [Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

À l’approche du premier tour des éléctions municipales, le 15 mars prochain, le risque de dispersion des voix pourrait favoriser des seconds tours à trois ou quatre listes, ce que l'on appelle des triangulaires et des quadrangulaires.

Les élections municipales des 15 et 22 mars prochains pourraient réserver des seconds tours particulièrement ouverts dans de nombreuses grandes villes. La fragmentation des forces politiques et les écarts parfois très serrés entre les listes en lice laissent envisager non seulement des duels, mais aussi des triangulaires, voire des quadrangulaires. 

Aux municipales, dans les communes de plus de 1.000 habitants, le scrutin est proportionnel de liste à deux tours. Pour se maintenir au second tour, une liste doit avoir obtenu au moins 10% des suffrages exprimés au premier tour. En revanche, celles qui recueillent au moins 5% peuvent fusionner avec une liste qualifiée, afin de constituer une nouvelle équipe entre les deux tours. 

Des décisions politiques pour rebattre les cartes

Ce système ouvre mécaniquement la possibilité de seconds tours à plusieurs listes lorsque les scores sont proches. Dans certaines grandes villes, trois voire quatre listes peuvent ainsi franchir le seuil des 10%, rendant l’issue du scrutin particulièrement incertaine. 

Dans les communes de moins de 1.000 habitants, le mode de scrutin diffère. En application de la loi du 21 mai 2025, les élections municipales ont désormais lieu selon un mode de scrutin de liste paritaire dans les communes de moins de 1 000 habitants, comme c’est déjà le cas dans les autres communes. 

Cette évolution favorise notamment la parité et la cohésion dans les conseils municipaux. Entre le soir du premier tour et la désignation du maire, les alliances, fusions de listes ou retraits stratégiques peuvent donc profondément rebattre les cartes.

Dans les grandes villes, notamment à Paris, il pourrait même y avoir des quinquangulaires. En effet, cinq candidats au total (Emmanuel Grégoire, Rachida Dati, Sophia Chikirou, Pierre-Yves Bournazel, Sarah Knafo) semblent en mesure de se qualifier pour le second tour, rebattant de fait les cartes selon les éventuels désistements ou fusions de liste.