Soldes d'hiver : un démarrage difficile selon les commerçants

  • A
  • A
"Dans notre panel en magasin à surface égale, le dernier samedi est à -4%" en termes de ventes".
"Dans notre panel en magasin à surface égale, le dernier samedi est à -4%" en termes de ventes". © JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
Partagez sur :
D'après les professionnels du secteur, les soldes d'hiver n'ont pas connu un bon démarrage, en raison du mouvement des "gilets jaunes" mais aussi du désamour des Français pour cette période. 

Les soldes d'hiver, qui ont débuté le 9 janvier et se termineront le 12 février, ont démarré de façon poussive, selon les professionnels interrogés mardi, qui évoquent une baisse de fréquentation et d'activité dans un climat morose pour la consommation. A mi-parcours, ces soldes 2018 "connaissent un début pas très enthousiasmant", a affirmé Yohann Petiot, le directeur général de l'Alliance du Commerce, qui représente 26.000 magasins dans le secteur de l'équipement de la personne. Les premiers retours de ses adhérents font dire à Yohann Petiot que "les tendances sont plutôt à la baisse, avec une sorte d'attentisme des consommateurs lors des premiers jours".

Jusqu'à -30% de chiffres d'affaires par endroits. Depuis, "la consommation semble se reprendre un peu avec les grosses démarques mais il faudra attendre la fin pour faire un vrai bilan chiffré". Emmanuel Le Roch, le directeur général la Fédération du commerce spécialisé Procos qui regroupe 260 enseignes, est lui aussi prudent à mi-chemin, même si quelques tendances se dessinent déjà. "Dans le secteur de l'équipement de la personne, dans notre panel en magasin à surface égale, le dernier samedi (le 19 janvier, ndlr) est à -4%" en termes de ventes, a-t-il affirmé. "Toutefois, ces chiffres sont des moyennes nationales, il existe des centres-villes dans lesquels les baisses de chiffres d'affaires du samedi sont entre -25% et -30%, ce qui ne manquera pas d'avoir des conséquences dans les prochaines semaines et mois", a-t-il prévenu.

"Gilets jaunes" et désamour pour les soldes en cause. De façon plus générale, a souligné Emmanuel Le Roch, "après un démarrage assez mou dans l'ensemble, il y a eu une petite période plus favorable avec le refroidissement qui a entraîné l'achat de produits à plus grande valeur dans l'équipement de la personne". En revanche, les manifestations des "gilets jaunes" qui se poursuivent le samedi "continuent de perturber énormément le commerce dans certaines villes", a-t-il ajouté. Yohann Petiot a également évoqué un "climat pas très incitatif" à la consommation, tout en soulignant que les "gilets jaunes" n'en étaient pas la seule cause, ce désamour des Français pour les soldes étant déjà bien installé. Pour lui, hors de question pour autant de supprimer cet événement commercial, contrairement à ce qu'a suggéré le nouveau président de la Fédération nationale de l'habillement (FNH), Eric Mertz, mardi.