Dans un rapport très critique sur les décisions des gouvernements de 1975 à 2025, l'institut Thomas More déplore 50 mesures qui ont, selon lui, "coulé la France". La suppression des peines planchers, la loi Taubira ou encore le regroupement familial sont cités dans cette liste.
Le titre est très évocateur. L'institut Thomas More a rédigé un rapport intitulé 1975-2025 - Les cinquante décisions qui ont coulé la France. Un texte critique qui balaie les principales décisions politiques et budgétaires de ces cinq dernières décennies. Les auteurs y dressent l'inventaire de ce qu'ils appellent "le grand renoncement français".
À travers ce texte, le constat semble clair : depuis les années 80, l'État aurait méthodiquement désarmé ses propres outils de protection.
Un second volet à l'automne
Abrogation de la loi Peyrefitte en 1983 qui durcissait les contrôles d'identité, suppression des peines planchers en 1994, loi Taubira en 2014, qualifiée d'"échec" par le gouvernement quelques années plus tard, ou enfin, l'invention du principe de fraternité par le Conseil constitutionnel en 2018, imposant une nouvelle politique migratoire... Les exemples ne manquent pas.
Toutefois, pour l'administrateur de l'institut Thomas More et l'un des trois coordinateurs du rapport, Tarick Dali, une décision reste plus néfaste que les autres.
"En août 1981, on a décidé, d'un seul coup, de régulariser des travailleurs clandestins. On a institutionnalisé des gens qui étaient dans l'illégalité. Et cinq ans auparavant, vous aviez eu une autre mesure prise, en 1976, c'était le regroupement familial", a-t-il souligné dans Europe 1 Matin.
Un rapport de plus d'une centaine de pages qui se présente lui-même comme le premier volet d'un travail plus large. Une seconde étude sortira à l'automne et sera consacrée aux mesures de redressement.
L'objectif est clair : peser dans le débat présidentiel de 2027, en espérant voir les candidats reprendre leurs propositions.