Face à une situation budgétaire délicate, le gouvernement fait le choix de supprimer les aides au logement pour les étudiants étrangers extra-européens et non-boursier. Objectif de la mesure : économiser 200 millions d'euros par an.
Les étudiants extra-européens non-boursiers ne sont plus éligibles aux aides aux logements à compter de ce mercredi 1er juillet. Adoptée dans le cadre du projet de loi de finances 2026, cette mesure décriée par la gauche a été officiellement mise en œuvre par décret ce dimanche.
Le gouvernement table sur 200 millions d’économies annuelles grâce à ce coup de rabot sur les aides au logement des étudiants extra-européens. Précision importante, la suppression des APL touche uniquement les étudiants non-titulaires d’une bourses attribuée sur critères sociaux.
La France, un pays attractif pour les étudiants étrangers
Jusqu’ici, une partie de leur loyer mensuel, de l’ordre de 100 à 150 euros par mois, était prise en charge par la caisse d’allocation familiale, mais désormais, ce ne sera plus le cas. Selon les pouvoirs publics, 100.000 étudiants sont concernés par la fin des APL, soit un peu de 12% des jeunes étrangers étudiant en France.
Comme les boursiers, ceux qui travaillent au moins quelques heures par semaine en parallèle de leur cursus pourront conserver leurs aides au logement, au même titre que ceux qui ont signé un contrat d’apprentissage.
Derrière les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne ou encore l’Australie, La France compte parmi les pays les plus attractifs pour les étudiants étrangers et en accueille près de 500.000 par an, ce qui représente 15% de la population totale d’étudiants