Ce que l'on sait des voitures Renault qui succéderont aux Autolib'

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Renault devrait notamment déployer son modèle électrique "Zoé" à Paris (photo d'archives). © JACQUES DEMARTHON / AFP
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Renault a présenté mercredi son offre d'autopartage, qui doit être déployée à partir de septembre 2018 à Paris. Bien qu'ambitieux, le partenariat avec la ville n'est pas exclusif : d'autres constructeurs prévoient de s'y mettre.

On ne connaît pas encore le nom qu'elles porteront, mais des voitures en autopartage succéderont bien aux Autolib' à Paris. Après la résiliation du contrat entre la ville de Paris et le groupe Bolloré, Anne Hidalgo et Renault ont présenté une alliance "historique" entre "un groupe industriel et une grande ville du monde", mercredi. Le constructeur compte déployer quelque 2.000 véhicules électriques dans la capitale d'ici fin 2019, avec l'ambition de faire croître cette flotte. Europe 1 fait le point sur ce que l'on sait de ce futur service.

Quelles seront les voitures disponibles ?

Autolib', qui doit s'arrêter le 31 juillet, proposait le modèle "Bluecar", à trois portes et quatres places. Le groupe Renault table lui sur plusieurs modèles, tous électriques, et de tailles diverses : la petite biplace Twizy, la quatre places Zoé, et les utilitaires Kangoo et Master. Les premières voitures doivent être déployées dès septembre 2018, sans qu'on en connaisse pour l'instant le nombre précis. Pour rappel, Autolib' comptait 4.000 véhicules à Paris.

Pour quels tarifs ?

C'est le point d'interrogation auquel n'a pour l'instant pas répondu Renault. Il n'y aura "pas d'abonnement", a seulement précisé le directeur général adjoint du groupe, Thierry Bolloré. "C'est la surprise à l'arrivée". Les tarifs précis devraient être dévoilés dans le courant de l'été. Tout comme le périmètre précis dans lequel les véhicules pourront être utilisés.

Pourquoi n'y aura-t-il pas de stations de recharge ?

Évolution de taille par rapport au système Autolib' : les véhicules mis en place par Renault ne devront plus être pris dans une station et déposés dans une autre. Une application indiquera aux usagers où récupérer une voiture. "C'est un fonctionnement extrêmement souple, qui nous permet de mettre à disposition des véhicules à proximité de nos clients", a expliqué Thierry Bolloré. Les voitures pourront ensuite être déposées sur n'importe quelle place de stationnement, sur le modèle du système mis en place en 2017 à Madrid, où Renault compte 500 véhicules en autopartage. Les équipes du groupe sont chargées de l'entretien et de la recharge des voitures, la nuit.

L'offre de Renault "remplace"-t-elle Autolib' ?

Non, elle fait partie du nouveau système qui sera mis en place. Le partenariat n'est "pas exclusif", a souligné Anne Hidalgo, mercredi. "Ce sera extrêmement compétitif et concurrentiel". D'autres "alliances" pourront donc être mises en place avec d'autres marques, comme le groupe PSA, qui a annoncé mardi son projet de déployer 500 voitures électriques à Paris d'ici la fin de l'année. Le loueur Ada va de son côté expérimenter dès la mi-juillet, dans les 11ème et 12ème arrondissement de la capitale, avec une cinquantaine de voitures électriques et thermiques. À terme, la mairie aimerait disposer d'une flotte de 20 000 voitures

À noter que l'offre de Renault ne se limite pas au "remplacement" d'Autolib' : via sa filiale Marcel, le groupe entend aussi proposer des VTC électriques, ainsi qu'une offre de location pouvant aller jusqu'à 15 jours. Les contours de ces projets doivent également être précisés.