Les ventes d'armes à l'Arabie saoudite, "un intérêt clair" pour la France, selon Griveaux

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Benjamin Griveaux défend la vente d'armes à Riyad.
Benjamin Griveaux défend la vente d'armes à Riyad. © LUDOVIC MARIN / AFP
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Le porte-parole du gouvernement a assumé lundi la vente d'armes à l'Arabie saoudite, en conflit avec le Yémen, pour valoriser l'industrie française de l'armement. 

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a défendu lundi la vente d'armes françaises à l'Arabie saoudite, qui sont un "intérêt clair pour l'industrie française", malgré des critiques d'ONG sur leur possible usage dans la guerre au Yémen. "Ça ne veut pas dire qu'on ferme les yeux mais (...) pour restaurer l'influence de la France dans certaines zones du monde, et bien c'est un élément important de notre diplomatie. Notre industrie a aussi besoin de trouver des débouchés sur ces marchés", a souligné le ministre proche d'Emmanuel Macron lors de l'Epreuve de vérité, sur Public Sénat-Radio Classique-AFP.

Macron interpellé par des ONG. "Tout dépend à qui vous vendez des armes, la façon dont elles peuvent être utilisées par la suite. En l’occurrence là, il y a un intérêt clair pour l'industrie française à pouvoir procéder à ces échanges de nature commerciale avec l'Arabie saoudite", a-t-il affirmé. Plusieurs ONG ont de nouveau interpellé lundi Emmanuel Macron au sujet des ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite, soupçonnées d'être utilisées au Yémen, à l'occasion de la visite à Paris du prince héritier Mohammed ben Salmane. "Lorsque nous recevons des dignitaires étrangers, rien n'interdit d'avoir des discussions avec eux sur différents sujets, que ce soit droits de l'Homme ou autre", a plaidé Benjamin Griveaux.

"Des milliers d'emplois à la clé". "C'est là un partenaire commercial important pour la France, il y a une industrie en France importante avec des milliers d'emplois à la clé sur cette industrie particulière qu'est l'industrie de l'armement", a-t-il insisté. Les prises de commande de l'Arabie saoudite ont explosé les deux années précédant le conflit au Yémen : 1,9 milliard d'euros en 2013 et 3,6 milliards en 2014, alors qu'elles se situaient habituellement autour de 600 à 800 millions d'euros, selon une étude de l'Observatoire des armements (Obsarm) et de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).