Les retards de paiement étaient de 11 jours en moyenne en 2018

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Les retards de paiement restent élevés mais connaissent une certaine stabilité. Photo d'illustration.
Les retards de paiement restent élevés mais connaissent une certaine stabilité. Photo d'illustration. © DAMIEN MEYER / AFP
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Selon un rapport de l'Observatoire des délais de paiement, les retards se sont stabilisés en 2018, après plusieurs années de baisse. 

Les retards de paiement se stabilisent, mais les efforts des grandes entreprises sont insuffisants, selon le dernier rapport de l'Observatoire des délais de paiement, cité notamment par Les Échos. 

Les chiffres demeurent élevés. En 2018, ces retards se sont stabilisés à environ 11 jours en moyenne. Une stabilisation qui intervient après plusieurs années de baisse, alors que ce chiffre s'élevait encore à 13,6 jours en 2015. "On peut se satisfaire que la situation ne se soit pas dégradée, alors que d'autres pays en Europe, notamment l'Espagne, ont vu leurs retards de paiement augmenter en 2018", analyse ainsi dans le quotidien économique Jeanne-Marie Prost, la présidente de l'Observatoire.

"Il y a encore beaucoup à faire du côté des grands groupes". Si les grands retards de paiement (plus de 30 jours) baissent de 6,3 à 6,1% d'entreprises concernées, le rapport révèle également que les entreprises payant leurs factures en temps et en heure sont de moins en nombreuses, leur taux tombant en un an de 44 à 41,8%. Autre enseignement, plus l'entreprise est grande, plus les retards sont importants. "Il y a encore beaucoup à faire, notamment du côté des grands groupes", juge ainsi Jeanne-Marie Prost. Et d'ajouter : "Il y a encore trop de négligence, voire d'indifférence à ce sujet, de la part des grandes entreprises".

Les plus mauvais payeurs demeurent les entreprises des secteurs de la communication, de l'information, du transport et du bâtiment.

Pour lutter contre ces retards, le gouvernement a notamment adopté la technique du "name and shame". Ainsi, en février, la secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Economie Agnès Pannier-Runacher a publiquement épinglé Amazon et le groupe chinois Huawei, qui ont récemment écopé d'une amende de 375.000 euros.