Coronavirus : les marchés financiers ont subi leur pire chute depuis 2008

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Pour la première fois, la bourse de New York a dû suspendre ses activités pendant 15 minutes. 1:26
Pour la première fois, la bourse de New York a dû suspendre ses activités pendant 15 minutes. © TIMOTHY A. CLARY / AFP
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Ce lundi, les salles de marché ont clôturé en baisse partout dans le monde. Il s'agit du pire krach depuis celui de 2008. La chute des prix du pétrole initiée par l'Arabie Saoudite et la panique engendrée par l'épidémie de coronavirus en sont les principales raisons.
ANALYSE

Ce lundi pourra désormais être considéré comme le nouveau "lundi noir" : les marchés financiers mondiaux ont subi leur pire chute depuis 2008, en raison de l'épidémie de coronavirus. Pour la première fois depuis la mise en place en 2013 d’un dispositif de blocage, la bourse de New York a dû suspendre ses activités pendant 15 minutes : les marchés chutaient de plus de 7% juste après l’ouverture. Des suspensions sont aussi survenues à Sao Paulo, Francfort ou encore Paris.

Le CAC40 s'est ainsi écroulé de 8,37%, ce qui représente la deuxième plus forte baisse de son histoire. A Francfort, le DAX a dégringolé, perdant 7,94% de sa valeur, du jamais vu depuis le 11 septembre 2001. Enfin la bourse de Milan a perdu plus de 11%. L'indice VIX, "l'indice de la peur" sur les marchés, a quant à lui connu son plus haut niveau depuis fin 2008.

Épidémie et prix du pétrole

Les raisons de cette panique sont à chercher du côté des prix du pétrole et de l'épidémie de coronavirus. Faute d'accord avec Moscou concernant une réduction de la production de pétrole, l'Arabie Saoudite a décidé de se lancer dans une véritable guerre commerciale en baissant drastiquement ses prix. Les valeurs pétrolières comme Total se sont effondrées. Dans le même temps, un impact fort du coronavirus sur l'économie est anticipé : l'Italie est en partie confinée, le virus se développe aux Etats-Unis et en France, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a fait part de son inquiétude. L'optimisme n'a donc aucune raison d'être de mise sur les principales places boursières.

Europe 1
Par Emmanuel Duteil, édité par Antoine Cuny-Le Callet