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«Les consommateurs sont de moins en moins prêts à payer plus cher», selon le fondateur d'Alterfood, la startup qui propose des boissons saines

Pour parvenir à réduire ses coûts, l'entreprise a travaillé sur plusieurs leviers. [© Europe 1]

Fondateur d'Alterfood, Alexis Vaillant revient sur les clés de son parcours entrepreneurial. Entre résilience et capacité d'exécution, il explique également comment son entreprise a adapté sa stratégie pour proposer des produits plus accessibles face à l'inflation.

Face aux géants de l'agroalimentaire, Alexis Vaillant a réussi à se faire une place en misant sur une vision différente du marché. Il a fondé Alterfood, une société française de distribution de marques alimentaires naturelles & bio sur les marchés du snacking, de l'épicerie et de la boisson

Pour l'entrepreneur au micro de La France bouge, deux qualités sont essentielles lorsqu'on souhaite bâtir un projet durable.

"Les consommateurs sont de moins en moins prêts à payer plus cher pour un produit. C'est le paradoxe du marché. Sur les réseaux sociaux, beaucoup réclament des produits bio et transparents, mais au moment de l'achat, c'est le prix qui fait la différence", souligne-t-il.

L'entrepreneur reconnaît que son groupe a dû profondément revoir sa stratégie après la crise inflationniste provoquée par la guerre en Ukraine : "Nous n'avions pas suffisamment prêté attention au prix avant cette période. La crise nous a obligés à nous remettre en question. Nos sodas sont vendus entre 1,50 et 1,80 euro selon les enseignes. L'objectif est de proposer de bons produits à un prix qui reste accessible."

Une transformation industrielle pour gagner en compétitivité

Pour parvenir à réduire ses coûts, l'entreprise a travaillé sur plusieurs leviers : "Nous avons revu ce que l'on appelle le mix marketing et les formulations. Parfois, nous utilisions trop d'ingrédients. Je me souviens avoir développé des jus avec quinze fruits différents, alors qu'il était possible d'obtenir le même résultat avec quatre ou cinq."

L'optimisation des volumes de production a également joué un rôle majeur, selon l'entrepreneur : "Il a fallu augmenter les volumes de fabrication. Sur les sodas notamment, nous sommes passés du verre à la canette, ce qui permet de produire davantage et donc de réduire les coûts." Cette stratégie implique toutefois des investissements plus importants : "Cela nous oblige à vendre davantage et dans plus d'endroits. Mais la compétitivité reste avant tout une question de volume."