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Carburants : «De cette crise, l’Etat s’enrichit», assure Eric Ciotti qui dénonce «une forme de racket fiscal»

Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, ce lundi 21 septembre, Éric Ciotti a réclamé une baisse de la TVA sur les carburants de 20% à 5,5%, estimant qu’il s’agit d’un produit de première nécessité. [Europe 1 ]

Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, ce lundi 21 septembre, Éric Ciotti a réclamé une baisse de la TVA sur les carburants de 20% à 5,5%, estimant qu’il s’agit d’un produit de première nécessité. Le président de l’UDR dénonce une "forme de racket fiscal" de l’État, qui verrait ses recettes augmenter à mesure que les prix à la pompe flambent.

Éric Ciotti réclame un geste fiscal sur les carburants. Invité de la Grande Interview Europe 1-CNEWS, ce lundi 21 septembre, le président de l’UDR a dénoncé la flambée des prix à la pompe et ses conséquences sur les Français les plus modestes, notamment dans les territoires ruraux. Selon lui, la crise atteint désormais un niveau "insupportable" pour de nombreux Français. 

"Beaucoup de nos concitoyens ne peuvent plus se déplacer pour aller travailler, ou avec de grandes difficultés", a-t-il alerté, évoquant aussi ceux qui renoncent à certains déplacements, y compris pour des rendez-vous médicaux. Éric Ciotti a repris l’expression employée par un député de son groupe, élu de la Creuse, parlant de "confinement énergétique". 

"Le carburant est un produit de première nécessité et qu’il mérite un taux de TVA réduit"

Une formule destinée à décrire la situation de Français vivant dans des territoires fragiles, aux revenus modestes, qui limitent fortement leurs déplacements faute de pouvoir assumer le coût du carburant. Pour le président de l’UDR, la solution passe par une baisse des taxes. "Tous les pays animés par le bon sens l’ont fait", a-t-il affirmé, estimant que la France doit à son tour agir sur la fiscalité appliquée aux carburants. 

Éric Ciotti dénonce notamment le poids de la TVA. "De cette crise, l’État s’enrichit. Il y a une forme de racket fiscal", a-t-il lancé. Selon lui, lorsque le prix du carburant augmente, les recettes fiscales progressent mécaniquement, puisque la TVA s’applique à la fois sur le prix du carburant et sur une partie des taxes déjà existantes. Le président de l’UDR défend donc la proposition portée avec le Rassemblement national à l’Assemblée nationale : abaisser la TVA sur les carburants de 20% à 5,5%. 

"On estime que le carburant est un produit de première nécessité et qu’il mérite un taux de TVA réduit, parce qu’on ne peut pas s’en passer", a-t-il expliqué. Une telle mesure permettrait, selon lui, de faire baisser le prix du carburant de 15 à 20 centimes par litre.