Les bonnes perspectives de l'immobilier pour 2016

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Carole Ferry et T.M.
L'année 2015 a été bonne pour les professionnels avec une hausse des ventes de 10 % en moyenne. L'année 2016 devrait confirmer cette tendance.

Le marché de l'immobilier retrouve des couleurs. L'année 2015 a été bonne, meilleure que prévue même, avec une hausse des ventes de 10% et des prix qui ont tendance à se stabiliser au niveau national. Cette année, les professionnels espèrent faire encore mieux. Deux sur trois sont optimistes, selon une enquête Crédit Foncier/CSA publiée lundi. 

Les taux d'intérêt devraient rester bas. "Il est probable qu'on fasse plus de ventes en 2016 qu'en 2015, parce que les astres sont bien alignés et que globalement, il y a plus d'acheteurs et un marché qui s'est dégrippé", analyse Laurent Vimont, le président du réseau Century 21. Parmi ces fameux astres bien alignés, il y a notamment les taux d'intérêt, qui devraient rester bas au moins dans les six prochains mois. Selon Nicolas Pécourt, du Crédit Foncier, cela a un véritable impact sur l'achat. "Si vous comparez avec il y a six ans, pour un crédit d'une même durée et d'une même mensualité, aujourd'hui, un particulier, du seul fait de la baisse du taux d'intérêt, peut emprunter 25% de plus. C'est un élément essentiel pour accroître le pouvoir d'achat des ménages", explique-t-il.

Une stabilité des prix ? A cela s'ajoutent des prix stables, qui rassurent les acheteurs. 61% des professionnels anticipent une stabilité des prix dans le neuf pour l'année à venir. Une stabilité en trompe-l'œil pour le directeur général du réseau Guy Hoquet. "D'un côté, vous aurez des maisons dont le prix continuera à augmenter, parce qu'il y a une aspiration des Français et une appétence pour la maison individuelle, mais dans le même temps vous aurez des appartements dont les prix seront en baisse en 2016, parce que l'achat pour l'appartement est lui plus rationnel", précise Fabrice Abraham.

Le retour des primo-accédants. Le marché du neuf devrait en tout cas bénéficier du retour des primo-accédants, qui bénéficient depuis le 1er janvier d'un prêt à taux zéro élargi, accessible à plus de monde et pour un montant plus important. Le gouvernement espère ainsi voir passer le nombre de primo-accédants de 60.000 à 120.000 cette année.