Le Sénat va examiner la possibilité de régler certains impôts au bureau de tabac

, modifié à
  • A
  • A
Pour remplacer les centres de finances publiques, des prestataires seraient sélectionnés lors d'un appel d'offre et parmi eux pourraient figurer les bureaux de La Poste ou même encore les buralistes.
Pour remplacer les centres de finances publiques, des prestataires seraient sélectionnés lors d'un appel d'offre et parmi eux pourraient figurer les bureaux de La Poste ou même encore les buralistes. © REMY GABALDA / AFP
Partagez sur :
Les sénateurs examinent lundi un article du projet de loi de finances qui interdirait aux centres de finances publiques de recevoir les paiements en espèces, une tâche qui serait confiée à des prestataires, selon "Le Parisien".

Payer ses impôts, un geste bientôt aussi simple que celui d'acheter un timbre ou un paquet de cigarettes ? Le Sénat examine lundi la possibilité de pouvoir s'acquitter de ses impôts à un guichet de La Poste ou chez un buraliste, explique lundi Le Parisien.

De nouveaux prestataires sélectionnés lors d'un appel d'offre. Actuellement en pleine étude du projet de loi des finances, le Sénat va se pencher lundi sur l'article 63 que les députés ont déjà approuvé de leur côté. Son contenu est simple : il interdit de payer ses impôts en liquide dans les centres de finances publiques. Pour remplacer ces derniers, des prestataires seraient sélectionnés lors d'un appel d'offres et parmi eux pourraient figurer les bureaux de La Poste ou même encore les buralistes. Ces salariés du privé seraient bien sûr soumis au secret professionnel, prévoit l'article du projet de loi.

Pour faire faire des économies à l'Etat. Pour le ministère de l'Economie, l'objectif est de faire faire des économies à ses services. "La manipulation des espèces est une plaie pour les agents, une mission pénible et qui prend un temps fou", selon Bercy. Supprimer les paiements en espèces dans les centres des finances publiques permettrait ainsi d'économiser 125 postes à temps plein ainsi que six millions d'euros par an, a calculé la Commission des finances du Sénat. En 2017, 530.000 encaissements ont encore eu lieu dans les services publics de l'Etat, un chiffre en baisse continu mais qui reste trop important aux yeux du gouvernement.