Le nombre de chômeurs a baissé de 0,5% au deuxième trimestre

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Le nombre de demandeurs d'emploi a légèrement baissé au 2ème trimestre (photo d'illustration).
Le nombre de demandeurs d'emploi a légèrement baissé au 2ème trimestre (photo d'illustration). © PHILIPPE HUGUEN / AFP
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La baisse est moins importante que lors des deux trimestres précédents (-0,7% au premier, et 1,1% au dernier trimestre 2018). Sur un an, le recul est de 1,9%. 

Le nombre de chômeurs a légèrement diminué au deuxième trimestre (-16.800, -0,5%) pour s'établir à 3,632 millions de personnes en France entière, selon des chiffres publiés jeudi par Pôle emploi. Après des baisses de 33.000 personnes au dernier trimestre 2018 et 25.100 au premier de cette année, celle-ci n'a été que de 16.800 au printemps. En France entière, 3,632 millions de personnes étaient inscrites en catégorie A (sans emploi). Sur un an, le recul reste plus conséquent, de 1,9%.

Sur un an, le recul est de 0,9%

Le nombre de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité (catégories A, B et C) a lui aussi baissé de 0,5% à 5,888 millions après être resté stable au 1er trimestre. Sur un an, le recul est de 0,9%.En France métropolitaine, c'est-à-dire sans les régions et départements d'Outre-mer, le nombre de chômeurs (catégorie A) est en baisse de 0,4% et atteint son plus bas niveau depuis le premier trimestre 2014.

Plusieurs indicateurs laissaient augurer d'une poursuite de la baisse. Les créations d'emploi salarié se sont ainsi accélérées au premier trimestre avec 93.000 nouveaux postes (+0,4%), au-delà de ce que laissait envisager la croissance (+0,3% au premier trimestre, 1,3% prévu sur l'année par l'Insee). Combinées à un ralentissement de la hausse de la population active, ces créations d'emploi devraient, selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, déboucher sur un taux de chômage (au sens du BIT) à 8,3% fin 2019, en diminution de 0,5 point sur un an.

Le chômage progresse de 0,2% chez les moins de 25 ans 

"Nous avons un marché du travail très dynamique", se réjouissait la semaine dernière la ministre du Travail Muriel Pénicaud, pointant "le nombre record d'embauches en CDI" en 2018 (plus de 4 millions) ou encore les 741.000 offres disponibles sur le site de Pôle emploi. Néanmoins, selon des chiffres de l'Acoss publiés mercredi, le nombre de déclarations d'embauche (hors intérim) de plus d'un mois est en baisse de 1% au deuxième trimestre, tout en restant à "un niveau haut", après une hausse de même ampleur au trimestre précédent.

Pour les 50 ans et plus, ce trimestre enregistre un léger recul de 0,4% (-0,6% sur un an). En revanche le chômage progresse de 0,2% chez les moins de 25 ans (-1,4% sur un an). Le chômage de longue durée marque un léger repli: les inscrits (A, B et C) depuis plus d'un an sont en baisse de 0,3%, soit 2,649 millions de personnes. Mais il reste en hausse de 1,5% sur un an.

Un durcissement des règles d'indemnisation

Pour accélérer cette baisse du nombre de demandeurs d'emploi, l'exécutif mise notamment sur le durcissement des règles d'indemnisation du chômage dont les décrets seront publiés au Journal officiel dans les jours qui viennent. Ce règlement va ainsi modifier la durée minimale de travail exigée pour ouvrir des droits au chômage. 

À partir du 1er novembre, il faudra avoir travaillé "130 jours ou 910 heures", soit six mois, sur les 24 derniers mois au lieu de quatre mois sur les 28 derniers. Le seuil permettant un rechargement des droits sera également de six mois contre un aujourd'hui. Cela pourrait avoir un impact conséquent sur le nombre de personnes indemnisées par Pôle emploi. Dans un document de travail, l'Unédic avait estimé que "de l'ordre de 500.000 personnes chaque année" pourraient être "impactées par une ouverture de droits retardée ou annulée".

"Il ne s'agit pas à ce stade d'une analyse complète", précisait l'Unédic, qui prévoit de diffuser fin septembre une étude plus poussée sur ce point mais aussi sur les autres mesures de la réforme (mode de calcul de l'indemnisation, dégressivité des hauts salaires, ouverture aux démissionnaires et indépendants, "bonus-malus" pour les entreprises de certains secteurs abusant des contrats précaires, etc...).