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La France championne du monde d'épargne salariale, pourquoi un tel succès des actions ?

[Henrique Campos / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

L'actionnariat salarié a le vent en poupe : la France vient de devenir la championne d'Europe de l'épargne salariale, du jamais-vu pour l'Hexagone. Un dispositif qui permet aux salariés d'être associés au capital de leur entreprise.

Nouveau record pour la France dans le domaine de l'épargne salariale : elle est désormais le premier pays d'Europe à utiliser l'actionnariat salarié. Ce dispositif permet à une entreprise d'associer ses salariés à son capital.

55% des employés concernés souscrivent des actions 

Derrière ce concept, deux réalités : d'un côté, les entreprises cotées en bourse, qui offrent ou vendent à leurs salariés des actions à des tarifs préférentiels, ces derniers perçoivent des dividendes et participent aux assemblées générales. 

De l'autre, l'actionnariat salarié existe aussi dans les entreprises non cotées en bourse. Le capital est alors partagé via l'attribution d'actions ou de parts sociales. En France, la culture de l'actionnariat salarié est bien ancrée. 

La quasi-totalité du CAC 40 utilise le dispositif. La moitié des entreprises de l'indice SBF 120 et les salariés adhèrent : 55% des employés concernés souscrivent des actions de leur propre entreprise, pour un montant moyen qui dépasse 5.000 euros. 

Le dispositif est d'autant plus intéressant que les salariés peuvent souscrire sans toucher à leur épargne personnelle, notamment en utilisant leurs primes de participation ou d'intéressement. Les actions sont placées dans le plan épargne-entreprise et après cinq années, elles peuvent être retirées sans impôt sur la plus-value.