Grand Paris Express : des retards, mais objectif global de 2030 maintenu

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Grand Paris Express, transports, train, Champigny-sur-Marne crédit : THOMAS SAMSON / AFP - 1280
La construction de certaines lignes du Grand Paris Express est reportée de quelques années (image d'illustration de Champigny-sur-Marne) © THOMAS SAMSON / AFP
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Le Premier ministre a annoncé que la construction de certains tronçons du Grand Paris Express aurait du retard mais que l'ensemble serait achevé comme prévu en 2030.

Le Premier ministre a annoncé jeudi des retards importants sur certains tronçons du futur métro du Grand Paris et dit viser une réduction de son coût d'environ 10%, même s'il a assuré que l'ensemble serait achevé comme prévu en 2030.

Philippe veut donner "des délais réalistes". Exprimant sa volonté de "rendre totalement irréversible" le projet, Edouard Philippe a souligné "la nécessité de le recaler, de lisser la réalisation de certains tronçons, de les prioriser, pour en assurer la réalisation dans des délais réalistes". 

Des lignes stratégiques pour les JO. Dans le détail, la ministre des Transports Elisabeth Borne a confirmé les prolongements de la ligne 14 au Nord et au Sud - de Saint-Denis Pleyel à l'aéroport d'Orly via Paris - et le tronc commun des lignes 16 et 17 de Pleyel au Bourget RER, lancés au début du mois. Ils sont stratégiques pour les Jeux olympiques de 2024, le village olympique devant être construit à Pleyel, et devraient donc être prêts à temps. Elisabeth Borne a indiqué que le Grand Paris Express pourrait également aller à cette échéance jusqu'à l'aéroport du Bourget - où doit s'installer le village des médias des JO - si cela est "techniquement possible".

Le métro ira jusqu'à Clichy-Montfermeil. La ministre a également annoncé que le super-métro devrait bien arriver dans les quartiers sensibles de Clichy-Montfermeil (Seine-Saint-Denis) en 2024, comme le président Macron l'avait encore promis à l'automne. Le Grand Paris Express n'atteindra en revanche le pôle scientifique de Saclay (Essonne) qu'en 2027, avec trois ans de retard, selon le dernier calendrier du gouvernement. Les autres tronçons devraient prendre entre trois et six ans de retard.

Philippe demande de "comprimer le coût global". Le chef du gouvernement a par ailleurs demandé à la Société du Grand Paris (SGP) - la structure publique chargée de construire le métro - "de préparer un plan d'optimisation permettant de comprimer le coût global du projet". Il a précisé qu'il visait "une optimisation de l'ordre de 10%" de ce coût, soit 3,5 milliards d'économies à trouver sur une facture de 35 milliards.