"Gilets jaunes" : les aides aux commerçants prolongées jusqu'à fin juin

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(Photo d'illustration). Au fil des différentes manifestations des "gilets jaunes", de nombreux commerces ont été vandalisés.
(Photo d'illustration). Au fil des différentes manifestations des "gilets jaunes", de nombreux commerces ont été vandalisés. © AFP
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Censées s'arrêter au 30 avril, la secrétaire d'Etat à l'économie Agnès Pannier-Runacher a annoncé que ces aides sont prolongées de deux mois, pour que les commerçants "traversent correctement la crise" et puissent "rebondir demain".

Le dispositif d'aide aux commerçants touchés par le mouvement des "gilets jaunes", censé prendre fin au 30 avril, a été prolongé jusqu'à la fin du mois de juin, a annoncé vendredi la secrétaire d'Etat à l'économie Agnès Pannier-Runacher.

"Nous avons décidé de prolonger le dispositif d'aide jusqu'à la fin du mois de juin", a déclaré la secrétaire d'Etat sur la chaîne télévisée Cnews. "L'enjeu, c'est qu'ils traversent correctement cette crise, dont ils ne sont pas à l'origine, pour pouvoir rebondir demain", a-t-elle souligné. Le dispositif, mis en place depuis le 26 novembre 2018, permet aux commerçants touchés par les manifestations de bénéficier de reports de charges, voire d'obtenir des exonérations, pour ceux qui sont particulièrement touchés.

"Plus de 8.000 commerçants ont demandé des aides" pour un coût "d'à peu près 80 millions d'euros"

A ce stade, "vous avez plus de 8.000 commerçants qui ont demandé des aides", a rappelé Agnès Pannier-Runacher, assurant que les organismes publics, et notamment l'administration fiscale, avaient "répondu à chacun de ceux" qui les ont saisis. Interrogé sur le coût de ces mesures pour les finances publiques, la secrétaire d'Etat a estimé que les reports de charge actuellement mis en oeuvre représentaient "à peu près 80 millions d'euros". "Ces reports de charge ont vocation à être remboursés, sauf pour les commerçants" pour qui la situation sera "trop serrée", "à qui on donnera des exonérations", a-t-elle toutefois souligné.

Agnès Pannier Runacher a par ailleurs rappelé que 70.000 personnes avaient été touchées par des mesures de chômage partiel. A ce stade, "tout ce qui est chômage partiel pèse pour à peu près 38 millions d'euros", a-t-elle précisé.