Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Finances publiques : «Aujourd’hui, le maillon faible de la zone euro, c’est la France», alerte François Pierrard

Alors que le budget est en cours d’examen à l’Assemblée nationale, François Pierrard, directeur général de l’Observatoire Hexagone juge la situation des finances publiques “catastrophique”. Selon lui, la France emprunte désormais plus cher que la Grèce ou l’Italie et a perdu la confiance des marchés.

À 200 jours du départ d’Emmanuel Macron de l’Élysée, les mises en garde se multiplient. Le gouverneur de la Banque de France a appelé le monde politique à “prendre ses responsabilités” lors d’une conférence internationale, et la patronne du FMI a, elle aussi, averti la France sur son budget, examiné en ce moment à l’Assemblée nationale. Sur Europe 1, Christine Kelly s’interroge : la France va-t-elle vers un scénario grec ?

Une situation “catastrophique

“Aujourd’hui, la France se situe dans une situation en termes de finances publiques qui est catastrophique”, répond François Pierrard. Selon lui, “les solutions qui sont proposées par le gouvernement et peut-être même la classe politique au sens plus large ne sont pas à la hauteur de la situation”.

“Le monde a changé brutalement”

Pour mesurer l’ampleur du problème, il rappelle “qu’en 2017, encore, la France était parmi les élèves moyens de la zone euro” pour ses taux d’emprunt. Les maillons faibles s’appelaient alors le Portugal, la Grèce, l’Italie ou l’Espagne. “Beaucoup de Français sont restés bloqués dans cette période là. Or, le monde a changé. Il a changé brutalement.”

Désormais, la France emprunte plus cher que ces pays, “ce qui veut dire qu’on a complètement perdu la confiance des marchés”. En cas de crise, elle serait donc “le pays le plus exposé”.

Une crainte partagée à l’international, souligne-t-il, car “une défaillance de la France aurait des répercussions au moins régionales et peut-être même mondiales”.