Et si la Zad de Notre-Dame-des-Landes devenait une Silicon Valley de l'agriculture ?

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Les chefs d’entreprise de la région nantaise aimeraient développer dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes une agriculture 4.0.

Alors que la route qui traverse la Zad de Notre-Dame-des-Landes a commencé à être dégagée lundi, après l'abandon du projet d'aéroport, une question se pose : et si le bocage devenait une "Silicon Valley" à la française, centrée sur  l’agriculture et les énergies renouvelables ?

Une agriculture 4.0. C’est le projet que voudraient y implanter les chefs d’entreprise de la région nantaise. Ils y voient déjà des éoliennes, des technologies de pointe et une "agriculture 4.0". "On pense à l'éolien, au développement du solaire", précise Olivier Rocaboy de la Chambre de Commerce. L'objectif est d'être plus productif tout en restant plus écolo, complète Yann Trichard, le président de la CCI. Il aimerait développer dans le bocage les trouvailles des centres de recherche nantais. "Je pense aux capteurs permettant de mieux comprendre comment on use la terre pour pouvoir l'utiliser une année et moins l'autre", précise-t-il.

Les zadistes sceptiques. Des propositions qui pourraient convaincre certains agriculteurs mais beaucoup moins les zadistes, même si certains se disent sensibles au volet "durable" du projet. "Tout ce qui est permaculture, innovations en terme d'agriculture nous intéressent", reconnait Camille, installé dans la Zad depuis trois ans. "S'ils veulent bien nous aider, ça serait génial. Mais nous sommes contre le fait de faire du profit." Surtout, la majorité des zadistes sont opposés à l'idée de rendre ces terres qu’ils occupent illégalement depuis des années.