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Cotisations toujours plus élevées, dépenses contraintes... Pourquoi le pouvoir d'achat des Français ne cesse de reculer

[Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le thème du pouvoir d'achat sera une nouvelle fois central dans la campagne présidentielle de 2027. Dépenses contraintes, cotisations sociales et patronales toujours plus élevées... Les causes de l'érosion du pouvoir d'achat sont multiples. 

Le pouvoir d'achat sera un thème central de la prochaine campagne présidentielle. D'autant que le sujet est grave en France. Selon le président du géant de distribution Coopérative U, Dominique Schelcher, le salaire des Français a été rogné de près de 20% par les charges incompressibles, comme le logement ou le carburant. 

Ce dernier note également le poids des cotisations sociales et patronales en France et assure que le travail ne pays plus, ou du moins pas assez en France. La moitié des salariés français perçoivent un salaire situé entre le SMIC et 2.240 euros nets par mois. La faute, notamment, au poids des cotisations patronales et salariales qui pèsent dans le salaire superbrut, qui a explosé en l'espace de 50 ans. Ainsi, en un demi-siècle, la part du salaire net dans le super brut est passée de 70 à 52% seulement.

"Dans ces 50 dernières années on a étendu considérablement la protection sociale que ce soit les retraites, les dépenses d'assurance maladie oui encore une bien meilleure couverture chômage, avec en plus, beaucoup plus de chômeurs qu'il y a un demi-siècle" explique au micro d'Europe 1 l’économiste Bertrand Martinot. 

Une équation insoluble

"Les cotisations ont augmenté parce que la protection sociale s’est considérablement accrue dans un contexte où, en plus, la démographie vient alourdir la note pour les actifs", poursuit-il. 

Ainsi, en France, les dépenses de protection sociale représentent plus de 900 milliards d’euros environ 32% du PIB. Problème, les cotisations sociales en financent seulement un peu plus de la moitié. 

Rapprocher le net du brut suppose donc un effort massif de maîtrise des dépenses de retraite, d'assurance chômage et de santé, que la configuration politique issue de la dissolution rend impossible à ce stade.