Cinq des huit raffineries françaises à l'arrêt ou en cours d'arrêt

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avec AFP , modifié à
Seules deux raffineries Esso continuent de marcher : celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et celle de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime).

Cinq des huit raffineries françaises étaient "à l'arrêt ou en cours d'arrêt" lundi, en raison des actions de protestation contre le projet de loi travail, a-t-on appris auprès de sources CGT pour protester contre le projet de loi travail.

Seules deux raffineries fonctionnent. "Cinq des huit raffineries françaises sont en grève, arrêtées ou en cours d'arrêt, quatre de Total et Petroineos à Lavera près de Martigues" (Bouches-du-Rhône), a déclaré Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la branche pétrole de la CGT. "Seules deux raffineries Esso continuent de marcher : celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et celle de Notre-Dame-de-Gravenchon (Seine-Maritime)", a ajouté Emmanuel Lépine. Il a précisé que la raffinerie de Grandpuits-Bailly-Carrois (Seine-et-Marne), "en grève reconduite de 72 heures, empêchant toute sortie de produits pétroliers", n'était pas à l'arrêt.

Les forces de l'ordre débloquent des dépôts. Par ailleurs, plusieurs des 189 dépôts de carburant, dont une cinquantaine ont une capacité de plus de 10.000 m3, qui étaient bloqués par les salariés du secteur depuis plusieurs jours, ont été débloqués par les forces de l'ordre, a confirmé Eric Sellini, coordinateur CGT du groupe Total, sans toutefois pouvoir fournir un nombre précis de dépôts bloqués en France. Interrogé sur le risque de pénurie, Emmanuel Lépine a qualifié de "virtuels" les "90 jours de stocks stratégiques" avancés par le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies sur France 2.

Des stocks très fluctuants. "Ces stocks sont très fluctuants, ils sont situés dans les raffineries pour la plupart et donc à partir du moment où elles ne sont pas accessibles ça devient difficile", a déclaré Emmanuel Lépine. Laurent Michel, chef de la Direction générale de l'énergie et du climat (DGEC) a évoqué une "trentaine de jours" de stocks commerciaux pour les entreprises. Alain Vidalies a affirmé dimanche qu'il n'y avait "pas de risque de pénurie" de carburant "pour la semaine prochaine" dans les stations françaises, appelant les automobilistes à ne pas céder à la "panique".

Sur les 12.000 stations essence que compte le pays, "il y en a à peine 1.500 qui sont impactées en totalité ou en partie, ça fait moins de 20%, certes, concentrées dans certaines régions", a-t-il expliqué , alors que les syndicats CGT et FO ont appelé les chauffeurs routiers à bloquer raffineries et dépôts de carburants.