La canicule va prendre fin ce week-end. Après une dizaine de jours à plus de 35°C, les conséquences de cette vague de chaleur sur l'économie française vont progressivement être mesurées. Selon l'économiste Marc Touati, cette canicule va "nous coûter six milliards d'euros".
Ce dimanche, seulement deux départements sont encore concernés par la vigilance rouge après 11 jours d'une canicule déjà historique. Une vague de chaleur qui a eu des conséquences sanitaires mais également économiques. Selon l'économiste Marc Touati, "l'État n'est pas là", ne répond pas aux crises, crise après crise.
"On a eu la crise pétrolière dernièrement, maintenant on a cette canicule, on voit bien que l'État n'est pas là. On a une journée de solidarité pour faire face à cela depuis une vingtaine d'années qui a rapporté une soixantaine de milliards d'euros. Où sont partis ces milliards d'euros ?
"La France est complètement déclassée"
Selon l'économiste, pour installer la climatisation dans les EHPAD et dans les hôpitaux et ainsi lutter contre les effets de la canicule, cela coûterait "à peu près 10 milliards d'euros". "On va me dire que c'est cher, sauf que quand on a une dépense publique totale de 1 730 milliards d'euros, cela représente 0,6 %", affirme-t-il.
Une canicule qui "va nous coûter à peu près six milliards d'euros", c'est énorme. Mais ce n'est que le début car elle va avoir des conséquences à moyen terme à cause de "la faiblesse de la croissance", de "l'inflation" et du "dérapage des comptes publics".
"La France est complètement déclassée. Quand on est un grand pays comme la France, on doit faire face. Or là, elle ne fait pas face. Quand la température passe au-delà de 30 °C, on a 10 % de productivité en moins, alors à 40 °C ça aggrave la situation. On doit innover pour réconcilier économie et écologie."