Marc Touati pointe dans "Dimitri Pavlenko et vous", que les prix à la pompe ne sont que les prémices d'une crise bien plus grave. Une crise face à laquelle la France est démunie, puisque les caisses sont vides.
L'arbre qui cache la forêt. Alors que la guerre contre le régime des mollahs en Iran a fait flamber les prix à la pompe, l'attention des médias et des consommateurs se concentre sur le prix au litre. Mais pour l'économiste Marc Touati, ce n'est que le début de "notre plus grave crise économique et financière depuis la récession de 2008".
Des caisses vides
Car si "on a l'impression que l'Etat ne fait rien d'un point de vue économique, c'est parce qu'il n'a pas les moyens de le faire. Parce que quand vous réduisez vos recettes, il faut également réduire nos dépenses. Mais comme on n'arrête pas d'augmenter en permanence les dépenses publiques, notamment les dépenses de fonctionnement, ça qui devient dramatique."
Et c'est précisément là que le bât blesse. "Le danger c'est que ça va se répercuter sur tous les prix. J'ai fait une petite simulation, dans quelques mois on va avoir une inflation qui va dépasser les 3% en France."
Une inflation qui va faire des ravages : "Les ménages sont pris déjà à la gorge, le chômage est déjà en train d'augmenter, les faillites d'entreprises atteignent des sommets historiques... Donc imaginez ce qui va nous arriver demain."
Une "mauvaise utilisation des deniers publics"
Finalement pour Marc Touati, cette crise met en lumière la gestion des finances publiques depuis plusieurs années. "Même quand tout va bien, l'Etat n'arrête pas d'augmenter les dépenses publiques, il n'arrête pas d'augmenter sa dette publique pour rien, parce qu'on sait très bien que cette augmentation de la dette publique ne génère pas d'activité économique, ne génère pas de croissance. Donc maintenant, ils payent ces erreurs. Donc il faut évidemment repenser complètement les dépenses publiques, et c'est comme ça qu'on pourra sauver la France."
Et là, aujourd'hui, nous allons connaître une crise extrêmement grave en France [...] Donc on peut dire merci à nos dirigeants politiques français, les dirigeants du pays, M. Macron et tutti quanti, qui malheureusement ont mal utilisé les deniers publics. Et maintenant, on n'a pas les moyens de relancer la machine. C'est ça qui aujourd'hui est très dangereux."