Amazon devient l'entreprise privée la plus chère au monde

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L'action du groupe dirigé par Jeff Bezos s'est appréciée de 3,44% lundi, faisant grimper sa valeur boursière à 797 milliards de dollars.
L'action du groupe dirigé par Jeff Bezos s'est appréciée de 3,44% lundi, faisant grimper sa valeur boursière à 797 milliards de dollars. © TOMMASO BODDI / AFP
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Lundi, Amazon a atteint 797 milliards de dollars de valeur boursière, devenant ainsi l'entreprise privée la plus chère du monde devant Microsoft et Apple. 

Le géant américain du commerce en ligne Amazon est devenu lundi l'entreprise privée la plus chère au monde en ravissant à Microsoft la première place à Wall Street.

797 milliards de dollars. Sans actualité particulière mais en profitant d'un regain d'optimisme sur la place new-yorkaise, l'action du groupe dirigé par Jeff Bezos s'est appréciée de 3,44% lundi, faisant grimper sa valeur boursière à 797 milliards de dollars. Microsoft, avec ses 783 milliards de dollars, perd ainsi la couronne qu'il avait lui-même dérobée à Apple fin novembre.

De la librairie aux assistants vocaux. La performance d'Amazon est toutefois à relativiser : la valeur de l'entreprise a beaucoup reculé depuis qu'elle est parvenue, début septembre, à dépasser le cap des 1.000 milliards de dollars, quelques semaines après Apple. Le petit libraire en ligne fondé en 1994 marquait ainsi avec brio son ascension en un mastodonte de la distribution sur internet. L'entreprise est aussi devenue entre temps un géant de l'informatique dématérialisée ("cloud"), un créateur de produits populaires comme les assistants vocaux intelligents Alexa et le gestionnaire d'une populaire plateforme de musique et cinéma via son service Prime. Grâce à ce succès, Jeff Bezos est devenu l'homme le plus riche au monde selon le classement établi par le magazine Forbes. Sa fortune était estimée lundi à 135 milliards de dollars.

L'action d'Apple continue à plonger. Mais les entreprises du secteur de la technologie ont beaucoup souffert au cours des derniers mois, affectées comme le reste de la place new-yorkaise par les craintes d'un ralentissement de la croissance mondiale. Le retour sur terre a parfois été brutal, à l'instar de la dégringolade d'Apple. Le groupe, qui avait déjà lâché près de 40% depuis début octobre, a plongé de 10% supplémentaires le 3 janvier après avoir reconnu que ses ventes au dernier trimestre 2018 seraient moins bonnes que prévu, en raison notamment du ralentissement de l'économie chinoise et d'autres pays émergents. A 702 milliards de dollars, la marque à la pomme est désormais moins valorisée qu'Amazon, Microsoft et Alphabet, la maison mère de Google (748 milliards).

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