Waly Dia : "Dans mes spectacles, j'essaye de parler à tout le monde"

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L'humoriste Waly Dia dans "Le club de l'été"
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L'humoriste qui s'apprête à lancer son nouveau spectacle est revenu sur son parcours dans "Le club de l'été" sur Europe 1.

Un parcours entre Grenoble, Nantes et Paris. L'humoriste Waly Dia, né dans le sud-est de la France où il est resté jusqu'à ses 20 ans avant de rejoindre l'ouest pour se lancer sur scène, est revenu sur son parcours, dans le Club de l'Eté sur Europe 1 mercredi. "J'avais vraiment envie de démarrer dans l'humour et à Grenoble, à cette époque-là, il n'y avait pas du tout de scène ouverte", a-t-il expliqué.

"C'était difficile d'arriver comme ça à Paris". C'est ce qui le décide à partir à Nantes et non pas à Paris comme beaucoup d'autres comédiens en herbe. "Je suis parti avec mon slip et mes pneus... J'avais une voiture et trois caleçons donc c'était difficile d'arriver comme ça à Paris", s'amuse-t-il. "A Nantes, il y avait le spectre du festival 'Juste pour rire' et il y avait plein de petites scènes ouvertes. Je me suis dit 'Il faut que je décolle, il faut que j'aille à Nantes jouer dans des bars devant des alcooliques'. Finalement ces alcooliques m'ont bien accueilli et j'ai pu passer à des salles où les gens ne buvaient pas", explique celui qui cite comme référence l’américain Dave Chappelle, "très pointu sur tous les sujets".

"J'essaye de parler à tout le monde". Depuis, l'humoriste de 30 ans a bien évolué. Il lancera le 13 septembre à la Comédie de Paris son nouveau spectacle créé, promet-il, "sans marcher par rapport à une cible ou un créneau". "Ce que j'essaye de faire c'est de parler à tout le monde sans forcément être tout lisse. J'essaye d'être franc et d'être le plus sincère possible. J'essaye de pas marcher par rapport à une cible ou un créneau, ce n'est pas comme ça que je construis mon spectacle", explique-t-il sur Europe 1. "Je suis ni blanc, ni noir, je suis les deux. J'ai un père musulman et une mère catholique et souvent les gens qui viennent sont surpris de l’hétérogénéité du spectacle", poursuit-il. Pas question non plus de se mettre des interdits : "si nous même on commence à s’interdire des choses à l'époque dans laquelle on est, on aura vite fait de parler que des chats".