Tahar Rahim : "J'ai de plus en plus envie d'explorer du texte"

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Tahar Rahim et Stacy Martin incarnent les personnages principaux dans le premier long métrage de Marie Monge, "Joueurs", qui explore l'univers des cercles de jeux, l'addiction qui y règne, mais aussi la dépendance amoureuse entre les personnages.
INTERVIEW

"Que ce soit la drogue, le jeu ou l'amour, l'addiction a un schéma très similaire". Invités d'Europe 1 Matin, Tahar Rahim et Stacy Martin incarnent Abel et Ella dans Joueurs, le premier long-métrage de Marie Monge qui sort en salles le 4 juillet. Une plongée dans le monde des cercles de jeux parisiens et dans l'addiction.

Une plongée dans l'addiction, sous toutes ces formes. C'est en poursuivant Abel qui vient de voler la caisse de son café-restaurant que Stacy Martin va être embarquée dans le monde des cercles de jeu. De là va naître une addiction au jeu et "une dépendance amoureuse, qui est plus abstrait mais très forte", explique Stacy Martin. Pour être au plus proche du frisson qui devient vital pour les accros, Tahar Rahim a, comme à son habitude, fait "ses devoirs" : "On a été dans un cercle de jeu à Clichy, puis on est allé jouer dans un casino pour ressentir cette addiction et cette adrénaline", explique l'acteur césarisé en 2010 pour son rôle dans Le Prophète, de Jacques Audiard. "Et comme c'était risqué, j'ai pris un ami avec moi qui a fini par me prendre par le col et me faire sortir du casino", raconte-t-il dans un rire.

De son côté, Stacy Martin a dû plonger dans deux univers : celle de la restauration, puisqu'elle joue le rôle d'une serveuse et patronne d'un café restaurant et celle du jeu. "J'ai vraiment fait des services dans ce restaurant pour connaître le lieu et apprendre le métier de serveuse, confie l'actrice de 27 ans. C'était un vrai défi, c'était très dur et ça m'a pris un mois entier. Pour l'univers des cercles de jeux, j'ai accompagné Tahar Rahim au cercle de Clichy, mais je ne suis pas allée plus loin : comme mon personnage découvre complètement ce monde dans le film, je voulais garder une part de mystère. 

Mais, là où Joueurs détonne, c'est sur l'inversion des rôles : "C'est rare dans les films sur les amants maudits ou les films noirs de la grande époque hollywoodienne d'avoir un rôle d'homme fatal", explique Tahar Rahim. "C'est en partie pour cela que j'ai été séduit par le scénario. Donc je me suis dit on va essayer". Contrairement à ses précédents rôles, Tahar Rahim campe ici un beau parleur : "C'est un personnage hâbleur, que d'autres de mes personnages parce que j'ai de plus en plus envie d'explorer du texte. Parce qu'être trop intérieur, ça peut me frustrer", souffle-t-il.

Europe 1
Par Ugo Pascolo