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René Goscinny : cent ans après sa naissance, son génie continue de traverser les générations

René Goscinny aurait eu 100 ans cette semaine. Scénariste de génie, il a marqué la bande dessinée avec Astérix, Iznogoud, Lucky Luke ou encore Le Petit Nicolas. Mais son influence dépasse largement le monde de la BD, il a influencé le cinéma, la télévision, mais également la radio. [THIERRY CHESNOT / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

René Goscinny aurait eu 100 ans cette semaine. Scénariste de génie, il a marqué la bande dessinée avec Astérix, Iznogoud, Lucky Luke ou encore Le Petit Nicolas. Mais son influence dépasse largement le monde de la BD, puisqu'il a influencé le cinéma, la télévision, mais également la radio. 

Un anniversaire pour l’un des plus grands noms de la bande dessinée francophone. René Goscinny aurait eu 100 ans cette semaine. Né à Paris, le scénariste a laissé derrière lui une œuvre immense, toujours lue, citée et adaptée près de cinquante ans après sa mort. Astérix, Iznogoud, plusieurs albums de Lucky Luke, Le Petit Nicolas : autant de créations ou de personnages auxquels il a donné une voix et des personnalités devenues cultes. 

Disparu en 1977, à seulement 51 ans, René Goscinny n’a pourtant pas seulement marqué l’histoire de la bande dessinée. Avec le réalisateur français, Pierre Tchernia, il a coécrit le film Le Viager, sorti en 1972. Il a aussi participé à la télévision, à la radio, notamment sur Europe 1, et a contribué à faire émerger toute une génération d’auteurs dans les pages du magazine Pilote

À la tête de ce journal mythique, Goscinny a accompagné ou révélé des dessinateurs devenus incontournables, comme Gotlib, Moebius, Reiser, Claire Bretécher ou encore Cabu. Plus largement, il a contribué à faire reconnaître un métier encore peu considéré à l’époque : celui de scénariste de bande dessinée. 

"Dans son œuvre, il n’y a aucun mort"

Dans son écriture, une constante revient souvent : la violence reste burlesque, jamais tragique. "Dans son œuvre, il n’y a aucun mort", résume Anne Goscinny, sa fille. Les Romains et les Gaulois se prennent des baffes, des coups et des "tornioles", mais personne ne meurt vraiment. 

Dans Le Petit Nicolas, la mort est absente. Dans Iznogoud, le vizir finit souvent humilié, transformé ou puni, mais jamais condamné à disparaître. Même les Dalton, que les lecteurs associent aujourd’hui à Lucky Luke, doivent beaucoup à René Goscinny. 

"Les Dalton, c’est Morris qui les a tués. Et quand mon père reprend Lucky Luke au dixième épisode, il lui dit : mais tu as tué la poule aux œufs d’or, c’étaient quatre personnages formidables. Les Dalton tels que vous les connaissez sont des créations de mon père", raconte Anne Goscinny. 

L’humour de Goscinny repose ainsi sur l’absurde, le langage, les formules et les situations, davantage que sur la cruauté. Certaines de ses expressions sont entrées dans la culture populaire : "Le ciel lui est tombé sur la tête", "Être calife à la place du calife" ou encore "Tu es tombé dedans quand tu étais petit". 

Autant de répliques qui continuent de parler à plusieurs générations de lecteurs. Cent ans après sa naissance, René Goscinny reste donc bien plus qu’un scénariste de bande dessinée.