Chapeaux de paille, lunettes, chemises de nuit, meubles ou souvenirs de cinéma : 285 objets ayant appartenu à Brigitte Bardot sont mis aux enchères ce lundi à l’Hôtel Drouot, à Paris. Une vente très attendue par les admirateurs de l’actrice, décédée il y a bientôt un an.
Chapeaux de paille, lunettes, chemises de nuit, meubles ou souvenirs de cinéma : 285 objets du quotidien ayant appartenu à Brigitte Bardot sont mis aux enchères ce lundi à l’Hôtel Drouot, à Paris. Tous proviennent de ses maisons de Saint-Tropez, La Madrague et La Garrigue, mais aussi de son appartement parisien. Toute la semaine, des curieux, des admirateurs et de potentiels acheteurs ont afflué à l’exposition organisée avant la grande vente. Dans la salle de l’Hôtel Drouot, l’univers intime de l’icône du cinéma a été reconstitué avec soin.
Canapés à fleurs, table basse, grand miroir, horloge accrochée sur un mur orange : la salle des ventes prend des airs d’appartement parisien de Brigitte Bardot. "Ici, on sent qu’il y a une âme", confie Jeff, venu faire du repérage avant les enchères. L’émotion est palpable chez ce visiteur, admirateur de longue date de l’actrice. "Je suis un petit peu ému de voir tous ces tableaux, ces vêtements qu’elle a portés. J’ai l’impression d’être chez elle. Je suis Balance comme elle, donc je suis émotif", raconte-t-il.
"J’ai loué une maison à 200 mètres de chez elle à Saint-Tropez"
Jeff convoite notamment un chapeau de l’icône. D’autres visiteurs ont repéré des objets plus imposants ou des souvenirs directement liés à sa carrière. "Ce que j’aimerais bien, c’est la tête de lit de Brigitte Bardot", glisse une visiteuse. Un autre s’intéresse à "un très beau poster du film Et Dieu… créa la femme", qui se trouvait chez elle. Son budget : environ 500 euros. Mais la concurrence s’annonce internationale. Un admirateur néerlandais, costume trois-pièces sur le dos, a fait spécialement le déplacement pour l’occasion.
"Je l’aime tellement. J’ai loué une maison à 200 mètres de chez elle à Saint-Tropez. Je n’ai jamais été dedans, mais c’est magique. Et maintenant, je vois les objets de l’intérieur, c’est vraiment spectaculaire", confie-t-il. Pour les commissaires-priseurs, il est difficile de prédire jusqu’où les enchères peuvent monter. La valeur de ces objets ne tient pas seulement à leur nature ou à leur état, mais surtout à leur provenance exceptionnelle. "La valeur intrinsèque des objets n’est pas dépendante d’une offre ou d’une demande sur le marché, ça n’existe pas", explique Alexandre Millon, commissaire-priseur.
"L’offre, elle n’existera qu’une fois, et c’était possédé par Brigitte Bardot", ajoute-t-il. La plupart des lots affichent des prix de départ de quelques dizaines à quelques centaines d’euros. Mais certains ordres d’achat atteignent déjà des montants très supérieurs aux estimations initiales, parfois plus de cent fois le prix attendu.