"Rebelles'" est un film féminin, mais pas féministe", estime Cécile de France

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Au micro de Bernard Poirette, Cécile de France revient sur son rôle de Sandra dans "Rebelles", le dernier film d'Allan Mauduit inspiré de "'Kill Bill', 'Boulevard de la mort' ou encore 'Thelma et Louise'". 

INTERVIEW

Quand elle a reçu le scénario de Rebelles, Cécile de France a "tout de suite rappelé le réalisateur Allan Mauduit". L'histoire de ces "trois femmes qui prennent leur destinée en main, qui revendiquent leur féminité, qui ne se laissent pas faire et qui sont déterminées" a tout de suite tapé dans l’œil de l'actrice belge.

"Ce n'est pas un film contre les hommes". Au micro de Bernard Poirette, Cécile de France revient sur son rôle de Sandra, ex-miss Nord-Pas-de-Calais qui pensait faire carrière à Paris, mais qui se voit obligée de retourner dans sa ville natale de Boulogne-sur-Mer "pour travailler à l'usine". C'est là qu'elle retrouve Maryline et Nadine [interprétées par Audrey Lamy et Yolande Moreau, ndlr], deux femmes qui étaient à l'école avec elle. "Maryline est complètement déjantée alors que Nadine est une mère de famille plus raisonnable, c'est un peu un clown blanc", explique Cécile de France au micro d'Europe 1. "Nous ne sommes pas trois copines, il y a des tensions entre nous, mais au fur et à mesure Sandra va renouer avec ses origines prolétaires dont elle a honte". 

 

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Pour autant, "Rebelles est un film féminin, mais pas féministe", précise Cécile de France. "Ce n'est pas un film contre les hommes, on ne fait de reproches à personne, il n'y a aucune morale, aucun discours féministe", ajoute l'actrice. "Je pense que c'est le plaisir d'Allan Mauduit d'être inspiré de films comme Kill Bill, Boulevard de la mort, Thelma et Louise...des films où les femmes n'ont pas besoin des hommes pour réussir ou commettre des erreurs". 

 

Égalité salariale dans le cinéma : "Il y a encore beaucoup de travail à faire"

Quelques jours après la journée internationale des droits des femmes, Cécile de France a également été interrogée sur l'égalité salariale dans le milieu du cinéma. À 43 ans, malgré des dizaines de récompenses et une trentaine de films, la première fois qu'elle a eu le même cachet qu'un partenaire masculin était en 2018, pour le film Mademoiselle de Joncquières, où elle partageait l'affiche avec Edouard Baer. La Belge aura donc dû attendre 27 ans pour être payée autant qu'un homme qui tient lui aussi le haut de l'affiche. "Je trouve ça très moyen-âgeux", commente Cécile de France, avant de lâcher dans un soupir : "Je crois que les mentalités sont bien bétonnées et qu'il y a encore beaucoup de travail à faire".