Un mois en Mongolie sans eau, ni électricité : Cécile de France et Fabienne Berthaud racontent le tournage d'"Un monde plus grand"

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Cécile de France et Fabienne Berthaud sont venues présenter jeudi, sur Europe 1, leur film "Un monde plus grand", inspiré d'une histoire vraie et désormais en salles. Un long-métrage tourné pendant un mois en Mongolie, sans eau ni électricité.
INTERVIEW

Fabienne Berthaud, la réalisatrice d'Un monde plus grand et son actrice Cécile de France, ont raconté, dans l'émission Ça fait du biend'Anne Roumanoff, jeudi, sur Europe 1, l'aventure incroyable qu'a représenté le tournage de ce film en Mongolie. 

Dans Un monde plus grand, au cinéma depuis mercredi, Cécile de France incarne Corine Sombrun, une Parisienne partie enregistrer des chants traditionnels en Mongolie après la mort de son mari. Une aventure au cours de laquelle elle se découvre un don pour le chamanisme. Un film inspiré de la véritable histoire de Corine Sombrun, que cette dernière a relaté dans son livre intitulé Mon initiation chez les chamanes

L'équipe du film est partie tourner Un monde plus grand en Mongolie durant un mois. "Il n'y avait pas d'eau, pas d'électricité. C'est un petit peu un retour aux sources. Cela prouve qu'on peut vraiment faire du cinéma sans un grand confort", constate Fabienne Berthaud (Pieds nus sur les limaces, Sky). 

Au rythme des Tsaatans

Vivre un mois sans confort et sans Internet n'a cependant posé aucun problème à Cécile de France. "Au contraire, je trouvais que c'était un privilège de côtoyer notamment la vie de ces Tsaatans, ce peuple nomade sibérien qui est un des derniers d'Asie, un peu voué à disparaître, qui vivent en interdépendance avec la nature, qui n'ont besoin de rien et qui vivent pour leurs animaux", s'émerveille l'actrice de L'auberge espagnole

Dans cette région de la Mongolie, pas de portables. Alors lorsque, trois jours avant le début du tournage, les Tsaatans ne sont pas arrivés, impossible de les joindre. "J'avais un peu d'hypertension", se souvient Fabienne Berthaud en riant. "Et puis on se dit 'qu'est-ce qu'on peut faire?'. C'est là où les esprits de la forêt interviennent et au lieu d'arriver avec vingt rennes, ils arrivent avec 200 rennes. Et au lieu de rester dix jours avec nous, ils restent trois semaines", relate-t-elle. 

Alors que la réalisatrice ne connaissait rien à la Mongolie ni au chamanisme au début du projet, il y a trois ans, elle a été frappée par l'histoire de cette femme partie d'un deuil : "Ça tend vers l'universel, c'est l'histoire d'une femme qui se réveille, qui se trouve. Le voyage est absolument fantastique, aussi bien géographique qu'intérieur."

Europe 1
Par Céline Brégand