Michel Jonasz revient dans les bacs après huit ans d'absence : "Je pense être plus proche de mon être vrai dans mes chansons que dans la vie"

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Au micro de Patrick Cohen, sur Europe 1, l'auteur-compositeur et interprète évoque son nouvel album La Méouge, le Rhône, la Durance.
INTERVIEW

"C'est comme un pansement sur le cœur. Cet homme qui pleure sa vie, on se dit : 'Tiens, y a pas que moi'." C’est peut-être Alain Souchon qui a résumé le mieux, dans sa chanson Jonasz, le style si particulier de Michel Jonasz. À 72 ans, "Mister Swing" propose après huit ans d’absence, tout accaparé qu’il était par sa carrière d’acteur, onze titres inédits dans son 19e album : La Méouge, le Rhône, la Durance.

Et ce nouvel opus ne fera pas mentir Alain Souchon. Comme souvent, Michel Jonasz s’y fait explorateur de l’intime, soucieux de poser des mots justes sur des sentiments profonds, difficile à cerner, et en particulier ceux laissés par les amours perdues. "Je suis quelqu’un d’assez pudique, qui peut mettre un voile sur des émotions ou des sentiments que je peux avoir du mal à exprimer. Dans l’écriture, ce voile de pudeur peut se lever", explique le chanteur au micro de Patrick Cohen dans C’est arrivé demain sur Europe 1

"Je pense être plus près de ma vérité intime, profonde et vraie, je pense être plus proche de mon être vrai dans mes chansons que dans la vie quotidienne", poursuit le compositeur. Sans être complètement autobiographique, cet album se nourrit donc de la propre vie intérieure de son auteur. "Une seule histoire d’amour dans votre vie peut vous faire écrire 19 albums", assure Michel Jonasz. "Je ne pourrais pas chanter des émotions ou des sentiments que je ne connais pas."

Musique tzigane, chanson française, blues… et samba

Musicalement La Méouge, le Rhône, la Durance  reste fidèle à l’univers du chanteur, qui a retrouvé pour l’occasion deux de ses plus vieux complices, le pianiste Jean-Yves D’Angelo et le batteur Manu Katché. "Les sources d’inspiration sont les mêmes depuis toujours", explique Michel Jonasz. "Ce qui m’a nourri, c’est la musique tzigane hongroise que j’écoutais avec mes grands-parents paternels, la chanson française que mes parents adoraient et écoutaient tout le temps à la radio, et puis le blues et le rock n’roll qui m’ont donné envie de faire de la musique."

Un cocktail savoureux, auquel vient s’ajouter un zeste de samba et de bossa, notamment perceptible dans le titre Nuits tropicales. "Mon groove intérieur s’accorde très bien avec cette musique-là", sourit le chanteur.