Pourquoi le YouTubeur Squeezie s'est mis à la musique

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Squeezie dévoile son premier album 2:03
© Believe digital
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Pour beaucoup, il est l’un des YouTubeurs les plus connus de France… Squeezie se met désormais à la musique et dévoile vendredi "Oxyz", son premier album. "Je trouve ça plus beau de parler de mes soucis en musique", explique-t-il à Europe 1.
INTERVIEW

"Les gens ne vont pas regarder mes vidéos pour m’entendre parler de mes soucis…. Je trouve ça plus beau d’en parler en musique." Dans son premier album sorti ce vendredi, "Oxyz", Squeezie se confie enfin. Difficile de le faire face à des millions d’internautes qui consomment plutôt ses vidéos humoristiques ou de jeux vidéo. Le YouTubeur aux millions d’abonnés parle par exemple d’une histoire déchue dans Elle menait la danse. Mais aussi de son rapport au succès. "Je vois l’échec dans mes doutes", chante-t-il ainsi dans Podium.

Mais s’il était acté que Squeezie voulait faire de la musique, il ne savait pas bien laquelle avant d’entrer en studio. "J’avais envie de tester plein de genres de musique. On a tout fait : on a fait du reggaeton, de l’électro… moi j’adore le r’n’b des années 90 comme le disco des années 80. Et en fait peu à peu, on a fait un style qui est le mien. En fait, ce que moi j’aimais", confie-t-il à Europe 1. Le résultat donne treize titres composites, qu’apprécieront les amateurs d’un rap lissé à l’autotune. 

Succès assuré quoi qu'il arrive pour Squeezie ?

Mais qu’importe que la musique soit bonne ou non : tout ce qu’entreprend Squeezie, il le réussit et ça marche. Le premier extrait de son album, en duo avec le rappeur Nemir, cumule déjà 7 millions de vues. En 2019, deux chansons qu’il créé avec des amis pour rire sur sa chaine YouTube finissent "disque de platine" et "disque d’or".

"Moi, je ne m’en fais pas plus que ça de changer de case, d’arriver dans un autre milieu. Je pense qu’on est à une époque où tout ceux qui ont un peu une âme artistique, qui ont envie de créer des trucs, peuvent le faire. Y’a jamais eu autant d’outils pour pouvoir partager les projets", confie-t-il encore, avant d’ajouter : "J’ai fait un truc que j’avais envie de faire, que j’avais besoin de faire. Après, je le donne aux gens, ils aiment ou ils n’aiment pas". 

Europe 1
Par Angèle Chatelier