"Las Vegas Parano", "Whiplash" et "Titanic" : les films de la vie de Pio Marmaï

, modifié à
  • A
  • A
Pio Marmaï 2:37
Pio Marmaï, ici au festival de Deauville en septembre 2020, était l'invité d'Europe 1, samedi. © Loic VENANCE / AFP
Partagez sur :
Au micro de Mathieu Charrier, dans "CLAP !", Pio Marmaï partage quelques-uns de ses films favoris, du blockbuster au film dont il a pu avoir honte à un moment de sa vie. L'acteur, actuellement à l'affiche de la série "En thérapie" sur Arte, revient notamment sur une folle séance de cinéma devant "Battleship".
INTERVIEW

Invité samedi de Mathieu Charrier, sur Europe 1, l'acteur Pio Marmaï, connu pour ses rôles dans Toute première foisCe qui nous lie ou En liberté !, évoque les principaux films qui ont marqué sa vie. À l'affiche de la série à succès En thérapie, diffusée sur Arte, le comédien de 36 ans confie notamment avoir menti sur un film Whiplash, primé il y a quelques années, sa honte originelle pour le film Titanic ou encore son amour de la bande originale du film Easy Rider.

Votre premier souvenir de cinéma?

C'était un film de Disney, Taram et le Chaudron magique. C'est sans doute lié au fait qu'il s'agit d'un dessin animé avec des couleurs. Je me rappelle plus d'une énergie et des couleurs que du film en lui-même. Je devais être beaucoup trop petit, à peu près 4 ans. J'en garde un souvenir assez spectaculaire.

Votre meilleur souvenir en salles ?

Je pense que c'est Las Vegas Parano. Déjà parce que je l'ai vu sans payer la place. J'étais rentré par derrière donc il y avait la sensation d'interdit. Et puis il y a le sujet du film, ce type qui se laisse porter par cet excès, Hunter S. Thompson. C'est un journaliste qui me fascine à plein d'égards, surtout quand je pense à ses écrits et au rapport à la modernité qu'il a amené dans le journalisme contemporain. Il y avait tellement d'interdits dans ce film, mais qui est même temps tellement ludique avec des acteurs qui s'amusent énormément, que j'en garde un souvenir où je me dis 'tiens, si un jour je pouvais faire ce travail, acteur, ça pourrait me plaire'. Je pense que ça a été un des films qui m'a donné envie de faire du cinéma.

Votre séance de cinéma la plus dingue ?

C'est Battleship, un film avec des Américains sur des porte-avions, dans les années 2000, avec Rihanna. Ils se font attaquer par des extraterrestres et ils récupèrent un vieux porte-avions pour faire exploser le vaisseau ennemi. C'est un truc d'anticipation assez mauvais, très patriotique, américain. Les gens étaient complètement hystériques dans la salle, les gens criaient. A un moment, il y avait une musique d'AC/DC. C'était un peu la foire d'empoigne, tout le monde gueulaient 'salauds d'aliens, détruisez-les !'. J'étais hystérique. Il y a Liam Neeson qui joue un général, les Américains font tout péter. De toute façon, quand il y a des choses qui explosent dans les films, moi, je suis assez bon client. Je ne vais pas vous mentir, j'aime bien quand ça explose. C'est mon truc.

Le film culte que vous n'avez jamais vu ?

J'ai une meilleure histoire que ça, à propos de Whiplash. Je l'ai vu finalement, mais j'ai menti pendant cinq ou six ans, même plus. Quand il est sorti, tout le monde ne parlait que de Whiplash. Et moi, évidemment, je ne l'avais pas vu. Un jour, j'étais dans une espèce de réunion un peu mondaine. Il y a trois ou quatre personnes en face de moi. Je me dis qu'il ne faut pas que je sois trop con. Quelqu'un commence à parler de Whiplash. Je ne sais pas pourquoi, je rentre dans le mensonge, je lui dis que oui, j'ai vu Whiplash. Après, j'écoute plus qu'autre chose. La personne en face de moi me dit : "Par contre, à la fin, quelle violence, quelle dureté.". C'est l'information que je retiens. Après, à chaque fois qu'on me parlait de Whiplash, je disais que je l'avais bien sûr vu. Et je disais : "Par contre, à la fin, quelle violence…" Sans jamais savoir de quoi il s'agissait. J'ai vu le film il n'y a pas très longtemps et effectivement, la fin est terrible. Mais c'est vrai que pendant des années, j'ai pipeauté.

Le film que vous aimez, mais vous avez honte de l'avouer

J'ai adoré Titanic. Je ne sais pas si on peut avoir honte d'avoir aimé Titanic. Pour moi, ça remonte au moment de sa sortie. Il y avait une telle fascination populaire autour de ce film, on voyait des filles et des mecs en transe qui allaient le voir 20 fois. Moi je me disais : "C'est tellement 'cheap' de faire ça. Moi je suis au-dessus de ça." Et en fait quand je l'ai vu, je me suis tout de suite dit que je le reverrais bien. Quand Leonardo DiCaprio coule, je chiale. Mais à ce moment-là, je me suis sans doute dis : 'Pio, soit un homme.' Et puis finalement j'ai trouvé ce film plutôt pas mal.

Quelle est la bande originale qui a le plus marqué votre vie ?

C'est celle d'Easy Rider. C'est un film sur la beat generation, sur les gens qui sont dans une de recherche de liberté totale. The Pusher de Steppenwolf par exemple, ça parait con mais je pense que c'est un vrai hommage à la musique des années 1970. Celle de gens qui peut-être se souciaient un peu moins de ce qu'ils peuvent développer en terme d'image que de ce qu'ils peuvent développer musicalement. Ça a été une bascule dans le rock psychédélique."