Kyan Khojandi : "A 36 ans, notre vie change"

, modifié à
  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
Partagez sur :
Dans son nouveau spectacle "Une bonne soirée", l'humoriste de "Bref" passe en revue les 36 ans de sa vie grâce à de savoureux flash-back.
INTERVIEW

Kyan Khojandi ? "Le mec deBref. Le truc qu'on regardait quand on avait 11 ans". Les mots son ceux de Kyan Khojandi lui-même, et sont extraits de son nouveau spectacle intitulé Une bonne soirée, qu'il joue au théâtre de L'Européen à Paris jusqu'au 29 juin. Et si l'humoriste fait cette référence aux années qui passent, c'est qu'il affiche désormais 36 ans et ressent quelques symptômes de l'âge. Il s'en est ouvert dans Le Grand journal de Philippe Vandel, samedi, sur Europe 1.

"Notre vie change". En boîte de nuit, il ne voit désormais plus des mecs comme lui mais des "jeunes" dont il se sent exclu, ce qui lui colle directement un énorme coup de vieux. "C'est horrible !", résume l'humoriste. "Notre vie change. On a des rendez-vous avec des affineurs de fromage le matin, on va dans des gîtes", s'amuse-t-il. En plus de ses 36 printemps, l'humoriste parle de sa calvitie. "Ce n'est pas un problème", mais il ne l'aurait peut-être pas fait si les gens ne le lui rappelaient pas "tous les jours". "Sur les réseaux sociaux, il y a constamment une phrase ou deux par jour ou par heure parfois sur le fait que je suis chauve ! C'est une fascination !"

"Comme si le sexe était vulgaire". Dans le show, tout est vrai, assure-t-il, des personnes évoquées aux anecdotes de son enfance. "Le message du spectacle, c'est aussi sur la transmission, sur ce qu'on prend de ses parents ? Le négatif ? Le positif ?"

Outre ses choix, ses doutes, ses souvenirs, le thème du sexe n'est pas non plus laissé de côté, même si l'humoriste estime qu'il est toujours difficile de l'aborder d'entrée : "Je vois une forme de barrière mentale, comme si le sexe c'était vulgaire, alors que pas du tout. Dans la construction de ce spectacle, plus on en parle vers 45 minutes, une heure, une heure et quart, plus les gens commencent à se laisser aller", conclut Kyan Khojandi, qui fait le temps d'une soirée, par flash-back et digressions, le tour de toute sa (jeune) vie.