Jérôme Commandeur à l'Olympia pour les fêtes : "Il y a un besoin de rire"

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Les fêtes de fin d'année se passeront "Tout en douceur" pour Jérôme Commandeur. L'humoriste sera sur la scène de l'Olympia avec son spectacle du 25 décembre au 5 janvier. Une semaine avant la première, Jean-Philippe Balasse est allé en reconnaissance avec lui dans les coulisses, pour Europe 1.

Jérôme Commandeur n'a jamais fait l'Olympia. Mais ce sera bientôt chose faite. À une semaine de sa première représentation, le 25 décembre, sur la scène mythique, Jean-Philippe Balasse est allé à sa rencontre, pour son Périscope, sur Europe 1. Il l'a suivi dans les couloirs de l'Olympia, pour voir comment il s'approprie les lieux avant d'y proposer son spectacle Tout en douceur.

L'humoriste est un artisan-vanneur, mais quand Jean-Philippe Balasse lui demande si ça va, devant l'entrée des artistes : "Y a un petit sous-entendu de pression dans votre question, genre vous comptez aller bien ?" Mais il le confirme, "c'est une salle qui met la pression. C'est ce que tout le monde dit, aussi bien le public que les artistes, il y a un petit supplément d'âme".

Pour Jérôme Commandeur, faire l'Olympia, "c'est un truc de gamin, une joie d'enfant" alors que pourtant, pas facile pour un adolescent de dire vouloir être artiste. "Quand, à 15 ou 16 ans, les parents demandent ce que vous voulez faire, moi, je ne pouvais pas dire 'je veux faire l'Olympia', parce que ce n'est pas un métier, et en même temps : pour y faire quoi, pour y dire quoi ?" Il a fini par trouver : "J'ai vu qu'il y avait une souscription qui avait été lancée pour aider Notre-Dame, je voulais donner un peu et puis j'ai vu François Pinot donner 100 millions, du coup je vais faire comme pour les pots communs, je me mets avec lui".

L'Olympia, un "dédale" où il faut prendre ses marques

Assis, au premier rang, juste devant la scène, il est presque impressionné : "C'est magnifique, c'est hyper émouvant. Je pense à plein de gens, à Valérie Lemercier, Muriel Robin, Véronique Sanson à Guy Bedos, Dany Boon" qui l'ont précédé sur la scène. Aujourd'hui il peut se dire : "Oh c'est drôle, c'est moi qui vais être là". Toujours est-il que le comédien doit encore prendre ses marques dans ce lieu mythique. "C'est un peu un dédale, il ne faut pas se pommer, il y a des escaliers qui montent et qui descendent de partout."

Une fois en coulisses, à l'Olympia comme ailleurs, le comédien aime s'aventurer au plus près du public. "Ça, c'est le dernier rideau avant la scène, ça m'arrive de glisser un œil avant le spectacle, mais comme les gens n'ont rien à faire en vous attendant, du coup il vous voient, ils vous font coucou donc on se sent un peu con, parce qu'ils savent qu'on est derrière."

Jouer pendant les fêtes de fin d'année, "il y a un petit côté 'SOS - détresse amitié j'écoute'"

Jérôme Commandeur le reconnaît : jouer pendant les fêtes de fin d'année, "ça a un petit côté 'SOS - détresse amitié j'écoute'", comme il le souligne avec humour. "C'est particulier, et aujourd'hui y a un besoin de rire qui soit à la fois défouloir, et aussi rassembleur". Un sentiment d'unité qu'il goûte à la fin de chacun de ses spectacles. "À la fin, ça m'émeut, je vois des petits yeux brillants qui me regardent, on a passé une heure et demi tous ensemble, on a rigolé des mêmes choses, on est là pour tacler et se dire qu'on s'aime."

Jérôme Commandeur jouera son spectacle Tout en douceur, du 25 décembre au 5 janvier, sur la scène de l'Olympia. Des places sont toujours disponibles de 31,50 à 89 euros. 

Europe 1
Par Jean-Philippe Balasse édité par Guilhem Dedoyard