Ibrahim Maalouf : "Au départ, je n'aimais pas la trompette"

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Chez Anne Roumanoff, le trompettiste franco-libanais raconte comment il a débuté dans la musique et ses envies d'artiste.

En quelques années, le trompettiste Ibrahim Maalouf s'est fait une place de choix sur la scène musicale internationale et française. Son mélange des genres, entre jazz et musique orientale, lui a permis de séduire un large public. Chez Anne Roumanoff lundi, l'artiste évoque son rapport à la musique.

"C'est un instrument assez compliqué". Ibrahim Maalouf a débuté la trompette très tôt, à sept ans. Pourtant, au départ, il n'était pas particulièrement fan de cet instrument, dont il est devenu un expert. "Je n'aimais pas la trompette, je n'étais pas un dingue de ça. Mon père était trompettiste, donc j'en ai fait un peu machinalement", raconte le musicien. Et c'est au fur et à mesure de son apprentissage qu'Ibrahim Maalouf s'est mis à apprécier l'instrument, "avec le temps", souligne-t-il.

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"C'est un instrument assez compliqué et difficile, surtout l'apprentissage au début", détaille-t-il. Et contrairement aux idées reçues, l'artiste explique qu'"il n'y a pas besoin de beaucoup d'air" pour pratiquer la trompette, il faut surtout "de l'air chaud". Ensuite, c'est au niveau des abdominaux que cela se passe et de la bouche. "Il faut avoir des lèvres musclées et souples en même temps", indique-t-il.

Concrétiser "des envies dingues". Les 18 et 19 janvier prochains, Ibrahim Maalouf se produira à la Seine musicale, à Boulogne-Billancourt, près de Paris. Il y jouera son dernier album, Levantine Symphony No.1. "Il y aura plus de 200 personnes sur scène, dont 100 chanteurs enfants, un orchestre symphonique", souligne le trompettiste. "J'ai la chance de pouvoir faire ces concerts-là, de concrétiser des envies dingues. Ce sont des concerts où l'on sort en ayant adoré ou pas du tout aimé : c'est un risque que je prends et c'est ce qui me plaît aussi dans la musique", affirme l'artiste.

Europe 1
Par Guillaume Perrodeau