Guy Carlier : "J’adore Quotidien, mais il y a un côté militantisme assez pénible"

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© EUROPE 1
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L’humoriste a, contre toute attente, pris le parti de Nadine Morano contre l’émission de Yann Barthès, vendredi sur Europe 1. Guy Carlier s’est en effet rendu au Haut-du-Lièvre, le quartier d’enfance de l’eurodéputée et en dresse un portrait loin de celui qu’en avait fait les équipes de l’émission de Yann Barthès.
INTERVIEW

Guy Carlier connaît bien Nadine Morano. Il lui a consacré un livre il y a plusieurs années. Alors forcément, l’humoriste a un avis sur la polémique qui a vu s’affronter l’eurodéputée des Républicains à Quotidien. La première avait lancé dans Valeurs actuelles qu’elle ne reconnaissait plus son quartier d’enfance, le Haut-du-lièvre à Nancy, appuyant sur l’islamisation du lieu, alors que les équipes de l’émission de Yann Barthès était retournée sur les lieux pour largement démentir cette vision catastrophiste. Sur Europe 1, où il était l'invité de Philippe Vandel dans Culture-Médias, Guy Carlier, éditorialiste et humoriste classé à gauche, a de manière surprenante soutenu dans cette affaire… Nadine Morano.

"Le fait de monter les sujets s’apparente pour moi à une tricherie"

"Je suis allé au Haut-du-Lièvre. Je connais ça. C’est vraiment angoissant, glaçant, terrifiant", a -t-il déclaré vendredi. "Quand l’équipe de Quotidien débarque là-bas, il vous en donne une vision idyllique. C’est facile de faire des images cadrées, montées ensuite, de trouver une mémé et de monter la phrase où elle dit : ‘Moi je suis bien ici’."

"J’adore Quotidien. J’aime beaucoup Barthès parce que c’est drôle, intelligent et il appuie là où ça fait mal", a tout de même tenu à déclarer Guy Carlier. "Mais je trouve qu’il y a maintenant un côté militantisme qui assez pénible et assez grossier. Et le fait de monter les sujets s’apparente pour moi à une tricherie, quelque part", a asséné l’ancien chroniqueur d’Europe 1. "En ce qui concerne Nadine Morano, je peux vous assurer que le Haut-du-Lièvre à Nancy, c’est une cité où vous n'avez que des paraboles, tout est fermé, le centre commercial où elle jouait môme, c’est un désert. Il y a 3-4 magasins ouverts, qui sont de l’internet pour des pays lointains. C’est vraiment glacial."