François Morel : "Mon personnage, c'est un peu Le Petit Nicolas qui découvre la sexualité"

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L'acteur et chroniqueur sort un livre dans lequel il parle d'amour. L'amour d'un jeune homme. Le jeune homme qu'il a été.

INTERVIEW

On le connaît acteur, chroniqueur, chanteur avec, en point commun à ces diverses activités, une certaine poésie. C'est cette poésie que François Morel distille aussi dans son nouveau livre. Alors que sort C'est aujourd'hui que je vous aime, il était l'invité de l'émission La voix est livre, samedi sur Europe 1. 

"La difficulté d'aimer". L'ouvrage évoque les amours d'un jeune homme. "Mon personnage, c'est un peu Le Petit Nicolas qui découvre la sexualité (...). Ça parle de la difficulté d'aimer, de toutes les maladresses, du fantasme que peut représenter l'amour. Et puis, par la parole, la discussion, on se dit qu'à la fin, une ouverture est possible, il va peut-être être un homme heureux."

"Des angoisses que tout le monde a connues". Il admet parler de choses "extrêmement intimes" sous couvert de généralités. En bref, il se peut que ce soit lui qui se cache derrière l'expression "les hommes", il est même probable que François Morel soit l'homme en devenir qui se cache derrière "tous les hommes" amoureux d'une certaine Isabelle Samain. Qu'importe. Son expérience a quelque chose d'universel : "Chacun s'est dit 'J'ai 13 ans et je n'arriverai jamais à faire l'amour. Je n'arriverai jamais à me retrouver tout nu avec une femme'. Ce sont des angoisses que tout le monde a connues et que j'avais envie de raconter là. (...) Je me sers de mon vécu pour le déplacer. Il y a plein de choses que j'ai ressenties et qui sont vraies."

"Les Deschiens, ça fait partie de ma vie". Plus trivial, François Morel se dit aussi "content" de ne pas avoir sa photo sur la couverture du livre ! "Parce que ça fait plus sérieux comme écrivain", glisse-t-il, lui qui était davantage habitué aux recueils de chroniques avec miniature au dos du livre. Mais il ne renie rien, aime toutes ces activités, qu'on lui parle de son rôle dans Baron noir ou que le public persévère à lui parler des Deschiens : "Ça ne me dérange pas, ça fait partie de moi et de ma vie."