"Pour Elton John, France Gall était la chanteuse idéale"

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Près de onze mois après la disparition de France Gall, Alain Chamfort se souvient de celle qui fut son amie.  
LE TOUR DE LA QUESTION

France Gall nous a quittés le 7 janvier dernier, mais son souvenir habite encore bon nombre d'artistes. C'est le cas d'Alain Chamfort qui, chez Wendy Bouchard, a salué la mémoire de celle qui fut son amie.

Une compréhension "innée" de la musique. "On avait constitué un petit groupe. Il y avait Daniel Balavoine, Michel (Berger, ndlr) et France, évidemment. On se retrouvait en famille ou en vacances. On a partagé beaucoup de moments joyeux ensemble autour de la musique notamment", raconte le chanteur de Manureva. "Elle avait une grande musicalité, cette compréhension de la musique assez innée, cette facilité de pouvoir entrer dans le rythme avec sa voix, d'avoir cette tradition jazz", s'enthousiasme Alain Chamfort, toujours aussi admiratif. "Ce n'était pas juste une interprète hasardeuse. Elle avait cette musicalité rare."

 

>> De 9h à 11h, c'est le tour de la question avec Wendy Bouchard. Retrouvez le replay de l'émission ici

Biberonnée à la musique. Il faut dire que France Gall baignait depuis son plus jeune âge dans l'univers de la musique. "Son père avait un lien très fort avec elle, ce qui fait qu'il a commencé à l'emmener un peu partout, très jeune. Il laissait ses frères à la maison et il l'emmenait sur sa moto voir des concerts d'Aznavour. Il lui disait 'je te ferai un mot pour l'école mais ce soir je t'emmène en Belgique voir Edith Piaf'", raconte sur Europe 1 Jean-Eric Perrin, auteur de l'ouvrage France Gall, de Baby pop à Résiste, paru jeudi.

"La chanteuse idéale" pour Elton John. Pour le spécialiste aussi, France Gall avait ce don pour la musique que peu de gens peuvent se vanter d'avoir. "Tous les artistes que j'ai rencontrés jusqu'à présent, jusqu'à Elton John, m'ont dit que c'était la chanteuse idéale", rapporte-t-il. Ce sens de la musique, ce flair pour le talent, l'a poussée à donner sa chance à Daniel Balavoine. "C'est elle qui l'a découvert et qui l'a mené dans Starmania. Elle l'avait vu dans une émission de télé chanter ses premières chansons. C'était pendant la période d'écriture de Starmania, et elle a tanné Michel Berger pour qu'il le prenne. C'est elle qui l'a imposé", rappelle Jean-Eric Perrin. 

Europe 1
Par Anaïs Huet