Drôles de petites bêtes : le bestiaire d'Antoon Krings débarque au ciné

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Depuis mercredi dans les salles de cinéma, vous pouvez retrouver l'univers d'Antoon Krings avec Drôles de petites bêtes.

On retrouve tout le bestiaire d’Antoon Krings, grande figure de la littérature jeunesse. Petit, à l’âge où ses copains collectionnent des posters de chanteurs, lui épingle des reproductions d’illustrations de John Tenniel ou Béatrix Potter, les auteurs d’Alice au pays des merveilles et Jeannot lapin. Issu d’une famille d’origine flamande, Antoon Krings fait ses études à l’école de graphisme de Penninghen. Comme ses parents avant lui, il débute dans la mode et travaille même dans le studio du couturier Ungaro. Mais, Antoon Krings, né dans la petite commune du nord Fourmies, a finalement décidé de dédier sa vie aux petites bêtes. 

Des petites bêtes devenues des icônes. En 1994, Antoon Krings publie sa première histoire de petites bêtes, Camille la chenille. Aujourd’hui, il en existe 62 autres. 63 drôles de petites bêtes qui se vendent dans le monde entier. Antoon Krings est  traduit dans 19 langues. En France, c’est un énorme carton. Depuis 10 ans, c’est dans le top 10 des livres les plus vendus aux enfants de moins de 6 ans - 18 millions d’albums vendus en France. Alors forcément, avec un tel succès, ses personnages - Marie la fourmi, Loulou le pou, Belle la coccinelle, Carole la Luciole,.... - sont devenus des icônes. Tous ces livres  ont trouvé leur public. Mais Antoon Krings voulait plus, il voulait voir ces personnages au cinéma. 

Un message sur la protection de l'environnement. C’est l’histoire d’une ruche très paisible. Mais un soir, Marguerite, la Reine des abeilles disparaît. Sa cousine, la diabolique Huguette la guêpe, prend le pouvoir et les ennuis commencent. Avec en toile de fond, un vrai message sur la protection de l’environnement. "Pour écrire mes histoires et créer mes personnages, je m'inspire de la nature", explique Antoon Krings. "Il n'y a pas chez moi un côté militant mais je trouvais important de rappeler que cette nature est fragile". 

Inspiration dans le préraphaélisme. Antoon Krings est un artiste passionné, habité par ses petites bêtes. Pour façonner ces personnages dans ce film, il s’est replongé dans la peinture des artistes préraphaélites pour bien capter "les ambiances de clair-obscur". C’est un très beau conte, très amusant. Pour faire rire les enfants, Antoon Krings s’est appuyé sur le personnage de Loulou le pou - Kev Adams incarne sa voix dans le film. "C'est une sorte de zébulon, de diablotin qui sort de sa boite", commente Antoon Krings. "C'est un personnage assez amusant. Je suis ravi que Kev Adams ait pu prêter sa voix à ce personnage, lui aussi a ce côté un peu fou, exubérant. Ce qui est très drôle, et je l'ignorais, c'est que Kev Adams était un de mes premiers lecteurs". 

* Retrouvez toute la collection des drôles de petites bêtes chez Gallimard Jeunesse