Bérengère Krief sur Bref : "Ça m'a pris 15 jours et j'ai l'impression d'être l’héroïne de Dallas"

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© Europe 1
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Invitée samedi d'Isabelle Morizet, la comédienne Bérengère Krief, dont le 'one woman show' se joue se tient à Paris jusqu'au 19 avril, est revenue sur la série qui l'a faite connaître auprès du grand public... et qu'elle a bien failli ne jamais tourner. 
INTERVIEW

Il y a certains "tournants" que l'on fait bien de prendre, même s'il s'en fallait de peu pour le louper. Pour Bérengère Krief, la série Bref fut un tel "tournant", "un vrai tournant", comme elle dit. Invitée samedi d'Isabelle Morizet dans Il n'y a pas qu'une vie dans la vie, sur Europe 1, la comédienne, actuellement à l'affiche pour son nouveau spectacle, Amour*, est revenue sur la genèse de la célèbre série de Canal +.

Nous sommes en 2011. Bérengère Krief jouait dans un café théâtre, "pour des pizzas 4 fromages". "On faisait des karaokés entre artistes, on se connaissait et faisait connaitre par nos textes, c'était une époque formidable où je pouvais me coucher très tard et me lever très tôt", raconte-t-elle dans un rire nostalgique. "Et puis je rencontre Kyan Khojandi et les créateurs de Bref. On sympathise et un jour, Kyan m'appelle pour me dire : 'J'ai un projet, on tourne au mois d'août'. Mais j'avais déjà posé mes vacances, j'avais beaucoup travaillé et je me suis dis que dans ce métier, si on ne dit pas que l'on part, on ne prend jamais de vacances ! Je lui ai dis : 'Moi je pars, je ne sais pas ce que c'est ton truc'."

"Et tout d'un coup, c'est le ras de marée. L'explosion"

Kyan Khojandi raccroche, penaud. À l'époque, Bérengère Krief avait déjà joué pour de nombreux pilotes, de nombreux projets qui n'ont jamais vu le jour. El elle veut ses vacances. Mais le producteur Harry Tordjman la rappelle, il insiste. "Il me dit : 'Tu sais, je pense que ça va être bien, c'est pour Canal +. Les gars l'ont vraiment écrit pour toi'". Bérengère Krief finit par accepter sans trop y croire.

"Je me dis 'ah, oui, d'accord'. Je tourne au mois d'août, avec mes copains. Il n'y avait plus personne à Paris, on était au mois d'août. Et tout d'un coup, c'est le ras de marée. L'explosion", se souvient la comédienne. Et d'enchaîner : "À la rentrée, on nous reconnaissait dans la rue, tout le monde parlait de nous, on nous recevait partout, il y avait des parodies. On en faisait dans tous les mariages, il y en a encore aujourd'hui !". Et elle ne s'en est pas lassée, assure-t-elle. Avant de conclure : "Ça m'a pris 15 jours de ma vie et j'ai l'impression d'être l’héroïne de Dallas à tout jamais !

* Du 17/01/2020 au 19/04/2020 au Théâtre de la Gaité Montparnasse, à Paris