Lycéen mort à Reims : la cause du décès inconnue, pas de harcèlement «à ce stade»

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avec AFP // Crédits photo :
Aucun harcèlement n'a été démontré "à ce stade" dans l'enquête sur le décès de l'adolescent de 15 ans retrouvé mardi dans les toilettes de son lycée, dont les causes restent inconnues, a déclaré jeudi le procureur de la République de Reims.

Aucun harcèlement n'a été démontré "à ce stade" dans l'enquête sur le décès de l'adolescent de 15 ans retrouvé mardi dans les toilettes de son lycée, dont les causes restent inconnues, a déclaré jeudi le procureur de la République de Reims. "A ce stade […] aucun fait de harcèlement à son endroit n'a pu être démontré, contrairement à ce qui peut se raconter très abondamment sur les réseaux sociaux et qui se répand chez tous les élèves", a indiqué le procureur François Schneider en conférence de presse.

"Il n'y a pour l'instant aucun élément objectif permettant de penser qu'il a voulu attenter à sa vie contrairement, également, à ce qui se répand sur les réseaux sociaux", a-t-il ajouté. Mais "l'hypothèse n'est bien entendu pas exclue". Selon son récit, ce jeune homme scolarisé en seconde au lycée Saint-Jean-Baptiste de La Salle, a demandé à se rendre aux toilettes vers 18H45. Ne le voyant pas revenir, la responsable de l'internat est allée le voir et l'a entendu tousser et vomir. Elle a fini par ouvrir la porte des toilettes et l'a retrouvé en arrêt cardio-respiratoire, selon le procureur.

"Un jeune homme sans histoire"

Les élèves n'ont pas été entendus, mais le personnel décrit selon lui "un jeune homme sans histoire qui était calme et bon élève" et "très bien le 9 avril, avant le drame". "Il a pu faire l'objet de quelques moqueries sporadiques, qui ne peuvent pas être qualifiées de harcèlement. En tout cas, ce n'est absolument pas ce qui ressort de l'enquête", a insisté M. Schneider.

L'autopsie jeudi matin n'a pas permis de déterminer les causes de la mort, mais a éliminé une intervention extérieure, a-t-il détaillé, disant attendre les analyses de sang et anatomopathologiques. Le procureur s'est refusé à commenter la "vie personnelle" de l'adolescent, qui "n'a aucun lien en l'état avec son décès", allusion à d'éventuelles discriminations liées à son orientation sexuelle rapportées par des élèves.

La ministre de l'Education nationale, Nicole Belloubet, avait réclamé mercredi sur X que "la lumière" soit faite "sur cette tragédie". Louis Ban, président du conseil de vie lycéenne, auquel participait le jeune garçon décédé, également bénévole dans une radio associative, a décrit jeudi à l'AFP un élève très investi et engagé au sein du lycée. Lui n'a pas perçu de signes de souffrance. "Il me parlait de ses projets personnels, de projets pour le lycée", dit-il.