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Apologie du terrorisme : l'ouverture du procès de l'Iranienne Mahdieh Esfandiari, au cœur d'un potentiel échange avec Cécile Kohler et Jacques Paris

Apologie du terrorisme : l'ouverture du procès de l'Iranienne Mahdieh Esfandiari [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Le procès de Mahdieh Esfandiari, Franco-Iranienne de 39 ans, s’est ouvert ce 13 janvier à Paris pour apologie du terrorisme. Elle est jugée suite à la publication de messages glorifiant les attentats du Hamas après le 7 octobre, qu’elle qualifie "d’actes de résistance", sans exprimer de regrets.

C'est un procès loin d'être anodin qui a commencé ce 13 janvier au tribunal judiciaire de Paris. Mahdieh Esfandiari, une franco-iranienne de 39 ans, est jugée pour apologie du terrorisme en compagnie de quatre autres prévenus dont l'essayiste Alain Soral. La justice lui reproche des messages postés sur les réseaux sociaux glorifiant les attentats du Hamas après le 7 octobre.

Ce procès devait a priori être banal sauf que Mahdieh Esfandiari n'est pas n'importe qui. Coiffée d'un voile mauve, le regard fuyant et la mâchoire serrée, Mahdieh Esfandiari sait que son sort intéresse bien au-delà des murs de cette salle d'audience. 

Un retour en Iran en échange de Cécile Kohler et de Jacques Paris ?

Cette traductrice iranienne, installée en France depuis 7 ans et admiratrice de l'ayatollah Ali Khamenei, pourrait donc être envoyée dans les prochains jours vers l'Iran en échange de Cécile Kohler et de Jacques Paris.

En attendant que la diplomatie fasse son œuvre, elle a longuement été auditionnée par la présidente du tribunal sur ses messages postés peu après le 7 octobre sur les réseaux sociaux, et qui font par dizaines l'apologie des attentats commis par le Hamas. Des messages que l'Iranienne ne semble absolument pas regretter, qualifiant, toujours à la barre, les massacres du Hamas "d'actes de résistance". 

Devant la cour, elle a même admis s'être "réjouie de ces attentats". L'audience a été suspendue car Mahdieh Esfandiari a tout simplement refusé de répondre aux avocats des parties civiles, dont la moitié représente des associations juives.