Enceintes intelligentes : notre verdict après six mois d’utilisation

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Enceintes intelligentes : notre verdict après six mois d’utilisation
HomePod, Google Home et Amazon Echo sortent en France.@ Europe 1
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Les enceintes d’intelligentes d’Amazon et d’Apple sortent en France dans les jours à venir. Sont-elles utiles ? Europe 1 a fait le test.

TEST

"Tu les utilises vraiment ?". Depuis que trois enceintes connectées trônent fièrement dans mon appartement, la question m'est régulièrement posée. Une Google Home mini, une Amazon Echo et une Sonos One qui me permettent de tester les différents assistants intelligents disponibles sur le marché : Assistant de Google, et Alexa d'Amazon. Elles seront bientôt rejointes par une enceinte supplémentaire, HomePod d'Apple, qui permettra d'utiliser Siri. Mais passé l'amusement du départ, ces enceintes sont-elles vraiment utiles ?

Un effet "découverte" indéniable

L'effet découverte des premiers jours est indéniable. On est tenté d’interroger son enceinte toutes les deux minutes. Quel temps va-t-il faire ? Dois-je prendre un parapluie ? Quel est mon planning de la journée ? Peut-elle allumer les lumières ? Lancer Europe 1 ? Me faire réécouter le dernier épisode de mon podcast préféré ? Me dire combien font 7x8 ?... Les idées viennent par dizaines. Cette phase "d'hyper utilisation" est un bon moyen de se rendre compte des possibilités de l’enceinte et de se faire une idée sur ce qui est utile et ce qui l’est moins. Dans mon cas, je n'ai plus jamais reposé aucune question de mathématiques, une fonction sans doute plus utile aux enfants.

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Toutes ces questions sont aussi l'occasion d'un retour à la réalité : non, les enceintes intelligentes ne sont pas bonnes à tout faire. Essayez de demander à Alexa l’heure de fermeture du supermarché le plus près de chez vous et vous serez déçu... Même constat si vous souhaitez savoir combien de temps il vous faudra pour aller à la station-service la plus proche. Alexa d'Amazon est incapable de répondre, tandis que Google Assistant se base lui sur Google Maps pour trouver la solution. Avant de se décider, pour l'une ou l'autre des enceintes, il est donc important de bien avoir conscience des forces et des faiblesses de chacune.

Un assistant pratique

Après avoir testé toutes les options possibles, l'usage se recentre rapidement sur quelques fonctions clés. Dans mon cas : les usages de planning, la radio et les commandes de la maison connectée. J'ai pris l'habitude, tous les matins, de demander à Google Home mini un point sur la journée. Avant de partir pour la rédaction d'Europe 1, Assistant fait donc une revue de mes rendez-vous prévus et me donne la météo de la journée. Je la sollicite aussi régulièrement pour lancer le dernier flash info disponible. Mon tropisme pour les nouvelles technologies m'a également poussé à demander à plusieurs reprises les flashs sur le sujet réalisés par les médias américains.

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L'enceinte Google Home mini est disponible en France. © Google


Concernant la météo, l'enceinte donne par défaut les informations pour la journée, mais peut aussi, sur commande, communiquer les détails d'un jour spécifique ou de tout un week-end. 

Une nouvelle façon d’écouter la radio

Mais s'il y a une habitude que les enceintes connectées ont changé chez moi, c'est celle de l'écoute de la radio. Je n'ai jamais eu de poste de radio chez moi. Pour écouter le direct ou les podcasts, j'avais donc pris l'habitude de passer par mon smartphone relié à une enceinte Wi-Fi. Après six mois, je ne passe plus jamais par mon smartphone, j'utilise Echo d'Amazon. Pour lancer le direct, il suffit de lui dire "Alexa, écouter Europe 1" et l'enceinte démarre la lecture grâce à l'application TuneIn. Une "skills" - le nom des applications sur l'enceinte d'Amazon - permet également d'écouter les podcasts des émissions et des chroniques ou d'avoir le dernier journal pour un point sur l'actualité. Et même si le son des enceintes connectées n'est pas exceptionnel, il est largement suffisant pour écouter la radio dans de bonnes conditions.

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Amazon a annoncé de nouvelles enceintes Echo. © DR


Le bilan est en revanche plus partagé sur la musique. Pour deux raisons : d'abord d’autres enceintes de meilleure qualité sont installées chez moi et j'ai l'habitude d'écouter ma musique avec. Mais surtout le son des enceintes intelligentes est tout juste moyen. Google comme Amazon ont misé sur la qualité des interactions et de la détection de la voix - grâce à plusieurs micros intégrés - plus que sur la qualité du son. Certains comme Sonos proposent toutefois une bonne alternative avec des enceintes intelligentes au son travaillé. Le HomePod d'Apple devrait également apporter beaucoup sur ce point.

Le responsable de la maison

La présence d'objets connectés est un gros point positif pour les utilisateurs d'enceintes intelligentes. Toutes sont capables de commander des ampoules connectées, un thermostat intelligent ou un boitier connecté pour téléviseurs. Et l'usage d'un assistant intelligent est bien plus riche et intéressant dans les foyers où de tels objets sont présents. Dans mon cas, je dispose d'ampoules connectées et d'un boitier Google Chromecast sur mon téléviseur. En rentrant en fin de journée, il m'arrive donc régulièrement de demander à Google "Ok Google, allume les lumières". Pour simplifier encore l'usage de cette fonction, j'ai créé une 'routine' (le nom des scénarios que chaque utilisateur peut créer) qui, lorsque je dis "Ok Google, je suis rentré", allume les lumières et lance la radio.

Sur le téléviseur, je demande régulièrement à Google Home de lancer une vidéo depuis YouTube. Le système fonctionne bien et allume automatiquement la télévision. Grâce à Google Play Music et à Spotify il est aussi possible de diffuser ses chansons sur le téléviseur, avec, s'ils sont disponibles, les clips vidéos des différents titres.

Des usages encore à affiner. Après six mois d’utilisation des enceintes intelligentes, deux constats s'imposent : toutes les fonctions ne sont pas utiles et chacun doit trouver les usages qui lui correspondent et leur développement doit se poursuivre. Dans mon cas je n'utilise que la radio, l'actualité et la commande des objets connectés. Mais au cours des six derniers mois j'ai déjà pu constater de nettes améliorations dans la prononciation des mots, la reconnaissance de mes phrases et les fonctions proposées. Il est par exemple désormais possible de se réveiller avec la radio alors que ce n'était pas possible au départ. Pour appréhender ces enceintes, il est donc important de les utiliser régulièrement et de suivre l'arrivée des nouvelles fonctions. Car elles sont, sans aucun doute, très prometteuses. 

Google Home est disponible à partir de 149 euros, Amazon Echo 89 euros, Sonos One 199 euros et Apple HomePod 349 euros.