Rugby : la mort du jeune joueur d'Aurillac en août "accidentelle"

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Rugby : la mort du jeune joueur d'Aurillac en août "accidentelle"
La première autopsie réalisée n'avait pas permis de déterminer les causes de la mort de Louis Fajfrowski. @ AFP
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La mort du joueur de 21 ans survenue en août avait suscité une immense émotion dans le milieu du rugby, pointant les commotions, notamment cérébrales, provoquées par certains chocs. 

La mort brutale du jeune joueur d'Aurillac (Pro D2) Louis Fajfrowski, survenue en août alors qu'il avait quitté un match de rugby après un plaquage, est "accidentelle", a conclu le parquet d'Aurillac après des analyses complémentaires à l'autopsie.

"Ce sont plusieurs facteurs qui ont conduit au décès", a expliqué jeudi le procureur d'Aurillac, Olivier Clémençon, confirmant une information du quotidien régional La Montagne. Selon lui, le joueur de 21 ans a subi "un traumatisme thoracique précordial, responsable d'une commotion cardiaque létale sur un cœur pathologique". Le parquet a donc conclu "à une mort accidentelle à la suite et non pas à cause d'un plaquage" subi par le joueur à mi-hauteur, a précisé le procureur, insistant sur le fait qu'il n'y avait pas de faute imputable à qui que ce soit.

Les commotions cérébrales pointées du doigt. Ce décès avait suscité une immense émotion dans le milieu du rugby en repointant du doigt les commotions, notamment cérébrales, provoquées par certains chocs, préoccupation croissante qui remet en question les fondamentaux de ce sport de contact. Le joueur avait été victime d'un plaquage lors d'un match amical contre Rodez. Sonné, il avait pu se relever avec l'aide des soigneurs avant de se rendre aux vestiaires par ses propres moyens, accompagné d'un médecin, selon La Montagne.

Il n'avait pas pu être réanimé à l'arrivée des secours. Arrivé dans les vestiaires, il avait alors perdu connaissance à plusieurs reprises et il n'avait pas pu être réanimé à l'arrivée des secours. La première autopsie réalisée n'avait pas permis de déterminer les causes de la mort, raison pour laquelle le parquet avait réclamé des analyses complémentaires dont les résultats ont mis plusieurs mois à arriver.